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L’OTAN a récemment mené un exercice visant à détecter, localiser et neutraliser des cibles sur ses frontières orientales, mobilisant des avions de chasse, des ravitailleurs et des appareils de surveillance issus de plusieurs pays alliés. Cette activité s’est déroulée dans le cadre du renforcement de la vigilance sur le flanc est de l’alliance.

Le 23 juillet, sous le cadre de l’opération de vigilance renforcée Eastern Sentry, l’exercice a également bénéficié du soutien de Neptune Strike, une activité maritime intégrée menée par les forces navales de frappe et de soutien de l’OTAN. Cette manœuvre a réuni des moyens aériens, terrestres, maritimes ainsi que des capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR).

Au cœur de l’exercice se trouvait le processus Find, Fix, Track and Target (trouver, localiser, suivre et cibler). Selon le commandement aérien allié, ce procédé permet aux commandants d’identifier des menaces potentielles, d’en déterminer la position, de surveiller leurs mouvements et de coordonner une réponse adaptée. Les participants ont ainsi entraîné leur capacité à relier capteurs, décideurs et unités opérationnelles sur plusieurs domaines, testant leur aptitude à contrer et neutraliser les menaces tout en maintenant une coordination interalliée.

Des F-35 danois et néerlandais ont été engagés aux côtés des Rafale et Mirage français, ainsi que des F-35 opérés depuis le porte-avions britannique HMS Prince of Wales. Des ravitailleurs aériens français, turcs et issus de l’Unité multinationale multitâche de ravitaillement ont prolongé l’autonomie des appareils participants.

Un drone RQ-4D Phoenix, exploité par la force de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) de l’OTAN, a fourni un soutien supplémentaire. Le commandement aérien allié souligne que cette capacité permet aux forces de développer et de maintenir une compréhension partagée de l’environnement opérationnel.

Le RQ-4D Phoenix est la variante détenue par l’alliance du drone Global Hawk, un UAV à haute altitude et longue endurance. Opéré depuis Sigonella en Sicile dans le cadre du programme Alliance Ground Surveillance, il offre à l’OTAN une capacité de surveillance étendue, mutualisée entre les États membres.

Eastern Sentry, lancé en septembre 2025, vise à renforcer la posture de l’OTAN sur son flanc est. Il constitue désormais le cadre principal pour une série d’activités aériennes, terrestres et maritimes dans la région. Neptune Strike, mis en œuvre périodiquement depuis 2022, cherche à intégrer des capacités avancées de frappe maritime, notamment les groupes porte-avions et amphibies, dans les structures de commandement de l’alliance.