Une frégate de la Marine nationale française assure la surveillance d’un sous-marin russe évoluant en surface au large des côtes bretonnes, a annoncé le Commandement maritime de l’OTAN.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le Commandement a déclaré : « Nous. Observons. Une frégate française assure la surveillance des approches maritimes de l’Alliance, signalant la présence d’un sous-marin russe en surface au large de la Bretagne. L’OTAN est prête à défendre son Alliance avec une vigilance constante et une connaissance approfondie de la situation maritime dans l’Atlantique. »
Cette activité s’inscrit dans le cadre de la posture maritime permanente de l’OTAN dans l’Atlantique Nord, où les navires alliés maintiennent une veille continue sur les mouvements en surface et en immersion à proximité des eaux européennes.
Le sous-marin en question est identifié comme étant le Novorossiysk (B-261), un sous-marin d’attaque diesel-électrique de classe Projet 636.3 Improved Kilo II affecté à la Flotte russe de la Mer Noire. Le Novorossiysk a été mis sur cale aux chantiers navals de l’Amirauté à Saint-Pétersbourg en août 2010, lancé en novembre 2013, puis admis au service actif en août 2014.
Avec un déplacement de 3 100 tonnes en plongée et une longueur de 74 mètres, ce sous-marin peut rester en mer pendant 45 jours et plonger jusqu’à 300 mètres de profondeur. Il est équipé de six tubes lance-torpilles de 553 mm, capables de tirer des torpilles, des mines ou des missiles de croisière Kalibr.
Le Novorossiysk a déjà été déployé en Méditerranée pour soutenir les opérations russes en Syrie. Il a fait escale au port espagnol de Ceuta en 2015, suscitant des critiques de la part des autorités britanniques en raison de sa proximité avec Gibraltar, et a régulièrement fait des rotations dans cette région dans le cadre de la Force navale méditerranéenne russe.
Fin septembre 2025, des sources sur les réseaux sociaux russes ont rapporté que le sous-marin avait rencontré un problème technique majeur lié à une fuite de carburant diesel, bien que l’étendue des dommages demeure à ce jour non confirmée.