Face aux défis sécuritaires croissants, l’OTAN vise une accélération notable de la production dans le secteur de la défense pour répondre rapidement aux besoins opérationnels. Lors du Forum public de l’OTAN à La Haye, la secrétaire générale adjointe de l’Alliance a rappelé l’importance d’une transformation industrielle urgente, faisant suite aux engagements pris lors du Sommet de 2025.

« Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre dix ans pour de nouvelles capacités », a averti Radmila Shekerinska. « Notre objectif aujourd’hui est de garantir que cette hausse des besoins entraîne la production rapide de capacités à grande échelle. »

Elle a souligné que le dialogue industriel de l’OTAN est passé d’une phase d’encouragement à une phase d’urgence. « Nous allons augmenter les dépenses, mais il nous faut ces capacités plus rapidement. Il faut dépenser mieux, de manière plus innovante. »

Les dirigeants de l’Alliance ne se sont pas contentés de fixer des objectifs, ils ont également établi un calendrier précis. « Comme l’a indiqué le secrétaire général, nous entrons désormais dans la deuxième phase, tout aussi cruciale, qui est livrer, livrer, livrer. »

Radmila Shekerinska a confirmé que les ministres avaient déjà validé des objectifs capacitaires « en moyenne 30 % supérieurs à ceux précédemment adoptés », qui sont désormais considérés comme « des décisions irrévocables ».

Cette urgence traduit un besoin opérationnel immédiat. « Nous parlons déjà de multiplier par cinq les défenses aériennes et antimissiles. Cinq fois. Cela concerne également des navires de guerre supplémentaires, des avions, des millions de munitions, ainsi que des drones », a-t-elle précisé.

Elle a conclu en rappelant que le sommet de 2025 a envoyé un message fort aux adversaires : « Quoi qu’il en coûte pour la sécurité de notre milliard de citoyens, nous allons investir et nous y parvenons déjà. »