Le ministère ukrainien de la Défense a annoncé la mort de 1 060 soldats russes en l’espace de 24 heures, ainsi que la destruction de 108 drones et huit systèmes d’artillerie.
Ces chiffres, publiés le 28 octobre, font partie du bilan quotidien des combats communiqué par Kyiv.
Selon le ministère, les pertes totales russes depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022 s’élèvent à environ 1 137 850 militaires, 11 299 chars et 23 508 véhicules blindés de combat détruits ou capturés. Le rapport cite également la destruction ou la capture de 34 044 systèmes d’artillerie, 1 529 lance-roquettes multiples et 1 230 unités de défense aérienne depuis le déclenchement du conflit. Les autorités ukrainiennes précisent que ces données sont régulièrement mises à jour au fur et à mesure de la réception de nouvelles informations.
Par ailleurs, le renseignement militaire britannique a indiqué que des troupes nord-coréennes coordonnent leurs actions avec les forces russes dans les régions frontalières de l’Ukraine. Selon ce rapport publié le 24 octobre, des personnels nord-coréens opèrent dans la région russe de Koursk, assurant des missions de reconnaissance et facilitant des frappes russes sur le territoire ukrainien.
C’est la première fois que des forces de Pyongyang sont signalées comme participant directement aux opérations offensives russes contre l’Ukraine. Le renseignement britannique précise que des opérateurs nord-coréens de véhicules aériens sans pilote (UAS) assistent les forces russes dans la reconnaissance et le ciblage, notamment lors d’attaques à l’aide de lance-roquettes multiples sur des positions ukrainiennes dans la région de Soumy.
Les analystes britanniques estiment que le rôle principal du contingent nord-coréen était auparavant limité aux opérations d’infanterie, mais il est « très probable » que les forces de la RPDC cherchent désormais à tirer profit du conflit pour améliorer leurs « capacités de combat, notamment leur maîtrise des UAS ». Le rapport ajoute que les troupes nord-coréennes ont « très probablement mené des frappes tactiques et des opérations de reconnaissance à l’aide d’UAS » dans la zone frontalière.
Le bilan indique également que plus de 6 000 soldats nord-coréens auraient été tués ou blessés dans les combats autour de Koursk, soit plus de la moitié des 11 000 hommes initialement déployés. Enfin, le rapport suggère que toute décision de Pyongyang d’engager directement ses troupes en Ukraine au côté de la Russie nécessiterait « presque certainement l’approbation du président Poutine et du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ».