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L’US Air Force lance une inspection complète de toutes les chambres dans les dortoirs et logements non accompagnés afin de garantir des conditions de vie propres, confortables et sûres pour ses aviateurs, selon un mémo authentifié par le service.

Le terme « logement non accompagné » désigne les dortoirs et casernes où réside la grande majorité des militaires de rang junior célibataires de l’US Air Force.

Les chefs des grandes commandements de l’Air Force disposent d’un délai jusqu’au 29 octobre pour certifier que les conditions de vie dans les dortoirs respectent les normes fixées. Tout aviateur logeant dans un bâtiment jugé sale ou dangereux sera immédiatement relogé.

Les commandants sont également chargés d’élaborer un plan d’amélioration des logements en recourant autant que possible à la main-d’œuvre interne. Le mémo cite notamment les projets des ingénieurs du génie civil, les actions de maintenance autogérée, les efforts participatifs des résidents, ainsi que d’autres solutions jugées appropriées. Par ailleurs, les initiatives contractuelles convaincantes pourront être envisagées.

Une autre directive du mémo stipule que, d’ici au 29 octobre, une solution devra être prévue pour permettre aux militaires de soumettre directement et de suivre les ordres de travail concernant les installations des logements non accompagnés. Aucune précision n’a encore été fournie concernant les modalités de cette fonctionnalité.

Ces inspections s’inscrivent dans le cadre du Barracks Task Force du Pentagone, créé plus tôt ce mois-ci par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Le 7 octobre, celui-ci a donné trente jours à cette équipe pour élaborer un plan d’investissement destiné à améliorer les conditions d’hébergement des troupes.

Lors de l’annonce de la formation de cette task force, Pete Hegseth s’est appuyé sur un rapport 2023 du Government Accountability Office (GAO) pointant des « risques graves pour la santé et la sécurité » dans les logements destinés aux militaires du rang sur dix bases américaines.

Le rapport soulignait que « les membres du service évoquaient également des problèmes de nuisibles, notamment punaises de lit, rongeurs, cafards et guêpes », et que dans certains cas, « les militaires sont souvent responsables eux-mêmes de la lutte antiparasitaire ou de l’élimination de matériaux dangereux tels que moisissures et eaux usées ».

En réponse à ces constats, après avoir découvert que 17 000 marines vivaient dans des casernes insuffisamment entretenues, le Corps des Marines a lancé début 2024 une inspection exhaustive « mur à mur » de toutes ses chambres afin d’évaluer précisément la situation.

Les Marines ont également initié Barracks 2030, un programme pluriannuel visant à moderniser leurs logements, ayant déjà rénové 11 de leurs 109 casernes pour améliorer les conditions de vie de quelque 4 200 marines.

La Marine américaine a de son côté ordonné des inspections similaires sur l’ensemble de ses casernes cette année. Cette décision fait suite à une visite du secrétaire à la Marine John Phelan en mars, qui s’est déclaré « choqué et consterné » par l’état des logements Palau Hall sur la base aérienne Andersen à Guam. Il avait alors exigé le relogement des marins et marines concernés dans un délai de dix jours.

Un sondage réalisé en juin auprès des soldats de l’US Army a révélé que ceux logeant en caserne faisaient face à des problèmes persistants : moisissures, infestations d’insectes, retards dans les réparations, manque d’intimité et problèmes de sécurité.