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MBDA et un consortium européen de 23 partenaires ont achevé les démonstrations finales du programme MarsEUs au camp belge du roi Albert à Marche-en-Famenne, marquant selon l’entreprise une étape clé vers une capacité collaborative au combat terrestre au-delà de la ligne de vue (BLOS).

Lancé en 2022 avec un financement européen de 25 millions d’euros, MarsEUs succède au programme LynkEUs financé par l’EDIDP, avec pour objectif d’étendre la technologie BLOS pour des effets en zone de combat, précise MBDA.

Le projet a réuni 11 pays ainsi qu’un large groupe industriel et académique pour intégrer les missiles AKERON MP et AKERON LP de MBDA sur plusieurs tourelles et porteurs, et pour connecter ces armes à un système de gestion de combat ainsi qu’à un système de gestion des effets, explique l’industriel.

Le consortium a organisé une démonstration complète combinant véhicules, infanterie débarquée, capteurs, drones et munitions dans un scénario réaliste afin de montrer des engagements coordonnés et indirects. Les organisateurs ont indiqué que l’événement comprenait des tirs simulés au-delà de la ligne de vue directe ainsi qu’une intégration en temps réel des capteurs pour illustrer le potentiel des architectures collaboratives pour le combat rapproché.

Les partenaires du projet listés dans les documents du programme regroupent des instituts de recherche et des industriels nationaux de Belgique, Chypre, France et Suède, ainsi qu’un réseau d’entreprises sous-traitantes à travers l’Europe. Les démonstrations ont été suivies par des représentants de la Commission européenne, des membres des forces armées PESCO BLOS, ainsi que par des observateurs d’autres armées européennes.

Les travaux s’orienteront désormais vers une phase successeure nommée AktarEUs, prévue de fin 2025 à 2028. Celle-ci visera à accroître la maturité des systèmes et à démontrer une capacité BLOS intégrée sur des plateformes terrestres et navales, avec un réseau tactique, une intégration du système de gestion des effets (EMS) et un système de formation.

La documentation du programme présente cet effort comme une volonté d’accroître l’autonomie européenne dans le contrôle des effets au combat terrestre, ainsi que dans la maturation des logiciels et des systèmes pour des engagements collaboratifs. Toutes les affirmations relatives aux capacités et performances issues des documents du consortium reflètent les évaluations des partenaires de projet et doivent être interprétées en ce sens.