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Un Su-34 russe abattu par les forces ukrainiennes ce matin, deux avions de transport détruits et plusieurs stations-service en Crimée à court d’essence. Les forces aériennes ukrainiennes ont abattu un Su-34 de dernière génération lors d’une mission près de Zaporizhzhia, tandis que des attaques simultanées ont ciblé des infrastructures militaires dans la péninsule annexée de Crimée.

Selon un communiqué officiel, un Su-34 russe, engagé dans une opération de bombardement avec des bombes planantes contre Zaporizhzhia, a été abattu vers 4 heures du matin. Certainement en raison d’un dispositif avancé de défense anti-aérienne ukrainien, probablement appuyé par des systèmes comme le S-200, le SAMP/T, ou encore le Patriot, ou par un avion de chasse équipé de missiles air-air, qui ont intercepté la cible à distance. Ces bombes planantes peuvent être lancées depuis 60 à 80 km, au-delà de la portée habituelle des systèmes anti-aériens, ce qui renforce la performance requise pour contrer cette menace.

Par ailleurs, les services de renseignement militaires ukrainiens (GUR) ont mené des actions réussies contre des installations radar et deux avions de transport An-26 dans la région de Crimée occupée. Des images prises par des drones FPV ont été diffu­sées, montrant la précision des frappes. Ces drones, ou plutôt des missiles téléguidés opérant en mode FPV, peuvent parcourir de plus grandes distances à grande vitesse, probablement lancés depuis des bateaux rapides en mer Noire. Leur rôle combine les caractéristiques d’un missile et d’un drone de reconnaissance, permettant une localisation et un engagement rapides des cibles ennemies.

Crise dans l’approvisionnement en carburant en Crimée: La moitié des stations-service de la péninsule sont désormais à sec. Le Kyiv Independent, citant le journal russe Kommersant, rapporte que seize des 38 raffineries russes ont été frappées depuis août, impactant gravement la logistique locale et les capacités de mobilisation des forces russes en territoire occupé.

Ces opérations s’inscrivent dans un contexte où l’Ukraine reçoit régulièrement des livraisons de matériel crucial pour ses forces en première ligne. Une récente livraison comprenait, entre autres, dix PVS-14 (viseurs nocturnes), deux lunettes thermiques, trois drones Mavic, trois terminaux Starlink, des générateurs, des batteries portables, une imprimante 3D, ainsi que des munitions antidrone, des tourniquets et du matériel médical tactique. Ces équipements améliorent considérablement la capacité des unités ukrainiennes à collecter du renseignement, à communiquer et à opérer efficacement sur le terrain, y compris pour les forces de reconnaissance spéciales.

Un opérateur d’une unité de reconnaissance ukrainienne décrit ainsi l’utilisation combinée des drones FPV et de la connectivité Starlink : « Le véhicule remis à une unité du GUR leur permet de suivre les images des drones en temps réel depuis une position en bunker proche de la ligne de front. Trois soldats coordonnent navigation, pilotage et communication avec les unités d’appui au sol pour engager rapidement les cibles détectées, parfois en moins d’une minute. Ce système, auparavant réservé aux grandes puissances, est désormais accessible à toutes les unités équipées de drones Mavic et Starlink, opérant de jour comme de nuit. »

Ces capacités technologiques modernes, associées à une défense aérienne efficace et à une guerre d’usure autour des infrastructures russes, illustrent l’évolution dynamique du conflit en Ukraine. Les pertes matérielles russes, notamment avec l’abattage du Su-34, ainsi que les difficultés logistiques en Crimée, témoignent des difficultés croissantes rencontrées par les forces d’occupation.