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Une attaque russe contre des immeubles résidentiels à Ternopil a fait au moins 26 morts, dont trois enfants, tandis que 22 personnes sont toujours portées disparues sous les décombres, compliquant considérablement les opérations de secours. Parallèlement, l’Ukraine a de nouveau ciblé la raffinerie russe de Rjazan, l’une des plus importantes du pays. Enfin, les exigences russes et américaines de capitulation sont fermement rejetées par les diplomates et gouvernements européens, qui refusent de céder à ces pressions.

Le bilan de la dernière attaque terroriste menée par les forces russes contre des bâtiments résidentiels à Ternopil s’élève désormais à 26 morts, dont trois enfants, et 142 blessés. Cependant, 22 personnes restent portées disparues dans les décombres, compliquant le travail des équipes de secours qui mobilisent plus de 230 secouristes venus de neuf régions ukrainiennes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a publié une vidéo montrant les opérations de nuit, insistant sur la difficulté et la lenteur du travail :

« Toute la nuit, nos sauveteurs ont travaillé à Ternopil, et les recherches se poursuivent. 22 personnes sont toujours portées disparues – l’effort pour les retrouver continue. Dans certains secteurs, les travaux peuvent uniquement être réalisés à la main en raison de la destruction intense et de la fragmentation des structures, ce qui complique la recherche. À ce jour, 26 personnes sont confirmées mortes, dont trois enfants. Mes condoléances aux familles et proches.

Je suis reconnaissant envers tous ceux qui travaillent sur le terrain depuis presque 24 heures – secouristes, équipes médicales, policiers – merci à chacun d’entre vous. Il est crucial que, même dans ces moments difficiles, malgré toutes les attaques et le terrorisme russe, notre peuple sache toujours qu’il peut compter sur le secours et l’assistance. »

Une vidéo des secours montre une intervention en cours, souvent nécessitant l’usage de grues pour dégager les décombres, ce qui laisse peu d’espoir de survivants, bien que des miracles aient déjà eu lieu dans le passé. Si l’on additionne les victimes confirmées aux disparus, le nombre total pourrait atteindre 48 personnes, faisant de cette attaque l’une des plus meurtrières contre les civils depuis le début du conflit, derrière notamment le bombardement du théâtre de Marioupol, la gare de Kramatorsk (63 morts) ou les obsèques à Hroza (51 morts). Une attaque similaire a aussi fait environ 48 morts à Tchasiv Yar durant l’été 2022.

Du côté russe, la raffinerie de Rjazan, la troisième plus grande du pays, a de nouveau été frappée la nuit dernière. Située dans la région de Rjazan, cette installation peut traiter plus de 17 millions de tonnes de pétrole par an, seules celles d’Omsk et de Kirishi, près de Saint-Pétersbourg, étant plus importantes. Les dégâts précis restent inconnus à ce stade.

Sur le plan diplomatique, les exigences conjointes américaines et russes appelant à la capitulation de l’Ukraine sont unanimement rejetées par les démocraties européennes, même si peu d’officiels souhaitent s’exprimer publiquement. Le ministre allemand des Affaires étrangères a exprimé sa position dans un article de Politico, tandis que des diplomates britanniques anonymes minimisent l’importance de ce plan:

« Un diplomate britannique a indiqué que Londres n’avait pas été informé des propositions, malgré la relation étroite entre le conseiller à la sécurité nationale Jonathan Powell et Witkoff. Un autre officiel cherche à relativiser la portée de ce projet. »

Plusieurs responsables européens considèrent ces manœuvres comme une tentative de Moscou pour créer une dynamique favorable à un accord inacceptable pour Kyiv. Selon le Kyiv Post, le scepticisme s’est mué en véritable mépris :

« Partout en Europe, le scepticisme s’est transformé en un rejet total. Plusieurs diplomates occidentaux qualifient cette rumeur de nouvelle tentative de Moscou pour forcer un accord que Kyiv refusera et que l’Occident ne soutiendra jamais. L’ambiance à Bruxelles, Berlin et Paris est plus proche de l’exaspération que de l’inquiétude, les diplomates qualifiant cet épisode de “trick russe bien connu”. »

Cette attitude illustre le peu de crédibilité dont jouit actuellement l’administration américaine dans ce dossier. Le représentant américain David Kellogg a annoncé son départ de la Maison-Blanche en janvier, laissant l’Ukraine privée d’un soutien clé dans ce contexte critique.

Au niveau européen, la Première ministre estonienne Kaja Kallas a fermement rejeté ces exigences de capitulation, affirmant que si Moscou voulait réellement la paix, elle aurait accepté un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Elle a souligné qu’aucun plan de paix viable ne peut être mis en œuvre sans la participation active de l’Ukraine et de l’Union européenne.

Razom do peremohi! Smert voroham!