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Dans la nuit, la base aérienne russe de Belbek en Crimée a été bombardée, entraînant la destruction de plusieurs systèmes de défense aérienne ainsi que d’un Mig-31 entièrement armé. Par ailleurs, un pétrolier russe aurait été visé dans la région russe de Rostov-sur-le-Don. Ces attaques surviennent alors que le prix du pétrole russe Urals atteint un niveau historiquement bas, affectant lourdement l’économie du Kremlin.

Selon le Service de sécurité ukrainien (SBU), un raid aérien a touché la base de Belbek sur la péninsule de Crimée occupée, détruisant plusieurs systèmes de défense antiaérienne ainsi qu’un Mig-31 équipé d’une charge complète. Des images des cibles, probablement obtenues grâce à des drones d’attaque FP-2, ont été publiées sur les réseaux sociaux officiels ukrainiens.

Parmi les systèmes détruits, figurent deux radars Nebo-SVU, un radar 92N6 associé au système S-400, un système de défense rapprochée SA-22 Greyhound qualifié d’inefficace lors de cette attaque, ainsi que le Mig-31. Il n’est pas précisé s’il s’agissait d’un Mig-31K équipé d’un missile hypersonique Kinzhal, généralement non basé en Crimée. Le Mig-31 Foxhound est un avion de chasse supersonique conçu pour intercepter à grande distance des bombardiers comme les B-52 américains.

Dans la région de Rostov-sur-le-Don, un pétrolier russe lié à la flotte fantôme aurait également été frappé. Cette information a été relayée par le Kyiv Independent, citant le maire de Rostov. Ces attaques interviennent alors que le prix du pétrole russe Urals est tombé à environ 50 dollars le baril, un plus bas depuis 2023, ce qui constitue un coup dur pour l’économie russe.

En parallèle, deux véhicules lance-missiles du système S-400 ont été détruits par des drones ukrainiens dans la région de Bilhorod en Russie, selon une vidéo diffusée par un responsable ukrainien montrant l’impact de drones de reconnaissance ayant guidé l’attaque. Là encore, les systèmes de défense rapprochée SA-22 Greyhound semblent avoir été inefficaces face aux drones.

Le système S-400, considéré comme un équivalent des systèmes Patriot américains ou SAMP/T franco-italiens, subit de plus en plus de pertes, suggérant que la Russie utiliserait désormais ces matériels plus modernes pour compenser l’épuisement de ses anciens systèmes S-300.

Sur le front terrestre, les forces ukrainiennes mènent une contre-attaque près de Lyman, où un régiment russe, généralement fort d’environ 2 000 hommes, aurait été anéanti. Les pertes russes récentes sont particulièrement lourdes : en une seule journée, environ 1 730 soldats, 179 véhicules de transport, 33 obusiers, 21 véhicules blindés de combat d’infanterie, 6 chars, un lance-roquettes multiples et un système lourd de défense aérienne ont été détruits.

Cette situation s’inscrit dans une tendance où l’armée ukrainienne semble gagner du terrain sur plusieurs segments du front, même si certains rapports restent encore partiels ou anecdotiques. D’autres bonnes nouvelles, non encore officiellement communiquées, continuent de circuler.

Enfin, la Russie semble contrainte de modifier la route de ses tankers pétroliers, qui évitent désormais d’emprunter les eaux internationales de la mer Noire, préférant naviguer dans les eaux territoriales de la Géorgie et de la Turquie en direction du Bosphore.

Cette évolution témoigne des difficultés croissantes rencontrées par la flotte russe dite « fantôme », soumise à des sanctions toujours plus strictes de la part de l’Union européenne. En effet, Bruxelles a récemment étendu ses restrictions en ajoutant 41 navires supplémentaires à la liste noire, interdisant leur accès aux ports et toute prestation liée au transport maritime. Ces mesures visent notamment les pétroliers non européens contournant le plafonnement du prix du pétrole russe, ainsi que les navires impliqués dans le transport illégal d’armement, de céréales ou de biens culturels ukrainiens volés.

Ces sanctions s’inscrivent dans un cadre juridique renforcé visant à contrer la « flotte fantôme » russe et à protéger les infrastructures sous-marines critiques.