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Une centrale électrique majeure de 1 500 MW située dans l’oblast de Moscou a été bombardée dans la nuit, touchée à au moins deux reprises. Le ministère russe des Affaires étrangères a émis des menaces contre la Grèce, membre de l’OTAN, après que ce pays a conclu un nouvel accord de soutien à l’Ukraine. Par ailleurs, le secrétaire d’État américain Rubio a fait volte-face à propos d’un prétendu plan de reddition russo-américain en Ukraine, le qualifiant tour à tour de « liste de souhaits russe » et de « non-plan de paix américain », avant de reculer à nouveau en affirmant qu’il avait été élaboré par les États-Unis.

La centrale à gaz fossile de Sjatura dans l’oblast de Moscou, d’une capacité de 1 500 MW, a été bombardée à au moins deux reprises par l’Ukraine. Cette attaque, visible sur plusieurs vidéos, montre des impacts suivis d’incendies. La centrale comprend sept unités, ce qui signifie que, sauf si l’Ukraine a visé un point critique, l’ensemble de la centrale n’est probablement pas hors service. Une puissance de 1 500 MW équivaut environ à une fois et demie la capacité d’un réacteur nucléaire suédois. Cette centrale peut également fonctionner partiellement ou totalement au tourbe, fioul ou charbon. Le dernier bloc à cycle combiné de 400 MW a été installé en 2010.

Cette attaque est significative car elle révèle une faille dans la défense aérienne russe autour de Moscou, et il devient difficile pour le Kremlin de minimiser l’incident en parlant de « débris tombant » ayant causé des dégâts minimes.

En parallèle, le ministère russe des Affaires étrangères menace la Grèce après que ce pays, membre de l’OTAN, a signé un accord pour fabriquer des drones de type « kamikaze » à destination de l’Ukraine. Le porte-parole russe Maria Zakharova qualifie cette action d’« ouvertement hostile » et avertit que cette démarche « ne peut rester sans réponse ». Elle déclare :

« Cette mesure, comme beaucoup d’autres actions anti-russes menées par l’Occident collectif visant à vaincre la Russie sur le champ de bataille, fait l’objet de nos évaluations nécessaires et une réponse adéquate suivra. »

La Grèce a également conclu un accord avec l’Ukraine pour fournir du gaz fossile via des gazoducs partant des ports grecs.

Sur le plan diplomatique, le secrétaire d’État américain Rubio a multiplié les déclarations contradictoires concernant un prétendu plan de capitulation russo-américain en Ukraine. Initialement, il a qualifié ce plan de « liste de souhaits russe » et de « non-plan de paix américain », avant de rectifier et d’affirmer que ce document avait été rédigé par les États-Unis. Plusieurs formulations du texte donnent pourtant l’impression d’une traduction directe du russe.

Selon le Kyiv Independent, un sénateur américain a cité Rubio déclarant que le plan était « une liste de souhaits russe » et « pas la position de la Maison-Blanche », un autre sénateur confirmant que « ce n’est pas notre plan de paix, il paraît plutôt écrit par les Russes à l’origine ».

Rubio a ensuite publié sur les réseaux sociaux :

« La proposition de paix a été rédigée par les États-Unis. Elle est proposée comme un cadre solide pour des négociations en cours. Elle est basée sur les contributions russes, mais aussi sur des apports précédents et actuels de l’Ukraine. »

Le député Kellog a jugé la prise de parole de Zelensky sur la reddition « comme une posture » et a assuré qu’« on peut contraindre les Ukrainiens à la capitulation ».

De son côté, l’ancien président Trump a déclaré qu’il ne s’agissait pas de la dernière offre américaine. Il a ajouté, dans une remarque méprisante, que si Zelensky refusait de capituler, il « pourrait continuer à se battre tant qu’il voudra ». Cette attitude interroge sur l’avenir des ventes d’armes américaines à l’Ukraine via les pays européens membres de l’OTAN. En effet, une interruption du soutien américain ne serait pas une première, ce qui confirme qu’aucun contrat de défense avec les États-Unis, y compris en matière d’équipement militaire, ne peut être considéré comme fiable. L’Europe gagnerait donc à privilégier l’achat d’armements auprès de fabricants européens, sud-coréens ou d’autres fournisseurs non-européens fiables capables de respecter leurs engagements.

Dans l’ensemble, la gestion américaine de cette crise semble manquer de cohérence, la scène internationale souffrant parfois de l’ingérence de dirigeants sans expérience stratégique manifeste.

Cette actualisation sera poursuivie. Nous traitons ici du conflit russe en Ukraine, de défense et des sujets connexes. Les autres thèmes, notamment économiques, seront abordés dans des articles distincts. Razom do peremohi ! Smert voroham !