La Hongrie s’est ouvertement rangée du côté de Vladimir Poutine dans le conflit ukrainien en envoyant des drones de reconnaissance pénétrer le territoire ukrainien dans l’ouest du pays, vraisemblablement pour permettre à la Russie d’identifier des cibles industrielles à bombarder. Par ailleurs, l’armée ukrainienne a détruit des systèmes balistiques Iskander russes au sol.
Un drone de reconnaissance a violé l’espace aérien ukrainien dans la région du Zakarpattia, venant de la frontière avec la Hongrie, pour survoler des objectifs industriels dans cette zone relativement calme et protégée à l’ouest des monts Carpates, où se situent des infrastructures de défense ainsi que des bases aériennes. L’état-major ukrainien a publié deux trajectoires montrant que le drone a effectué deux missions de reconnaissance à l’intérieur de l’Ukraine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a déclaré :
« Le commandant en chef a rapporté plusieurs incidents récents impliquant des drones le long de la frontière ukraino-hongroise. Les forces ukrainiennes ont enregistré des violations de notre espace aérien par des drones de reconnaissance, vraisemblablement hongrois.
[…]
Les premières évaluations indiquent qu’ils pourraient avoir mené des opérations de reconnaissance sur le potentiel industriel des zones frontalières ukrainiennes. J’ai ordonné la vérification de toutes les informations disponibles et demandé des rapports urgents sur chaque incident enregistré. »
La Hongrie, sous la direction de Viktor Orbán, soutient donc automatiquement Poutine en fournissant un appui de reconnaissance dans le conflit, probablement dans le but d’identifier les cibles industrielles dans le Zakarpattia que la Russie prévoit de bombarder ou pour cartographier les flux liés aux industries de défense.
Si le caractère pro-russe et putiniste du gouvernement hongrois est bien connu, il est désormais établi que la Hongrie a engagé des opérations militaires actives à l’encontre de l’Ukraine.
Il est important de souligner que si l’Ukraine abat un drone hongrois sur son territoire à l’avenir, cela ne constitue pas une cause d’activation de l’article 5 de l’OTAN, qui protège uniquement les membres de l’alliance territoriaux.
Les forces spéciales ukrainiennes ont détruit un système balistique russe Iskander, ainsi que cinq véhicules de transport et de chargement destinés aux missiles Iskander, ainsi qu’un système de défense anti-aérienne SA-22 Greyhound (Pantsir-S1) protégeant le complexe, a annoncé l’état-major ukrainien en diffusant des photos des véhicules brûlés dans un hangar calciné où ils étaient dissimulés pour éviter d’être repérés.
Les véhicules de transport et de chargement étaient de type 9T250, capables de transporter deux missiles chacun.
Des stocks ont également été détruits, mais il semble qu’aucun missile n’ait été touché directement, ce qui expliquerait pourquoi seuls les véhicules et leurs abris ont été anéantis.
La situation évolue. Cette analyse fait partie des débats sur la guerre de la Russie en Ukraine, ainsi que sur les questions autour de la défense et de la sécurité régionales. Razom do peremohi ! Smert voroham !
À 10h43, le centre ukrainien de lutte contre la désinformation Spravdi rapporte que la Russie prépare des attaques limitées contre des pays de l’OTAN en cherchant à faire porter la responsabilité des actions à l’Ukraine.
Ces fausses allégations seraient propagées via des médias hongrois proches du régime d’Orbán. Les attaques russes ciblent notamment la Roumanie et la Pologne et s’effectueraient sous forme d’attaques par drones russes.