La Russie maintient fermement ses exigences de reddition inconditionnelle de l’Ukraine, ignorant les précédentes demandes américaines de cessez-le-feu avant toute négociation. Moscou considère que Washington, la Maison-Blanche et l’administration Trump ont fait preuve de faiblesse en cédant face aux exigences russes. Parallèlement, l’Ukraine a mené une frappe contre un important nœud ferroviaire russe situé dans la région de Voronej.
Les revendications russes restent ainsi intactes : maintien de l’intégralité des territoires occupés, à l’exception de quelques poches autour de Kharkiv et Soumy, obtention complète des régions de Donetsk et Louhansk, interdiction pour l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN, ainsi que la reconnaissance du russe comme langue officielle en Ukraine. Bien que la Russie ait semblé accepter la mise en place de garanties de sécurité américaines, elle doute fortement que ces engagements soient respectés.
Reuters rapporte que ces exigences ont été présentées à Donald Trump lors d’une rencontre en Alaska, où Moscou a également obtenu que la Maison-Blanche abandonne sa demande initiale de cessez-le-feu. Cette évolution traduit une capitulation politique vis-à-vis des exigences russes, au grand dam des autorités ukrainiennes qui refusent catégoriquement tout compromis menant à leur reddition.
Fort de cette posture, le Kremlin continue d’exiger des conditions inacceptables pour Kiev, tandis que les États-Unis semblent plier face à ces demandes indéfectibles.
Sur le terrain, l’Ukraine intensifie ses opérations contre la logistique russe. Une frappe récente a ciblé un vaste nœud ferroviaire dans l’oblast de Voronej, en territoire russe. Cette action s’inscrit dans la stratégie ukrainienne visant à perturber les transports ferroviaires, essentiels au ravitaillement des forces russes. Contrairement aux routes, les lignes ferroviaires sont des infrastructures vulnérables, dont la neutralisation peut immobiliser de lourds convois, ralentissant considérablement les flux logistiques adverses.
En parallèle, les assauts massifs de drones Shahed à destination de l’Ukraine ont diminué, passant de plusieurs centaines à environ cinquante par jour, conséquence notamment des frappes ciblées sur les usines de fabrication de ces engins en Russie. Dans la nuit, Moscou a lancé soixante drones Shahed ainsi qu’un missile balistique Iskander-M, traduisant la persistance des hostilités malgré la montée en puissance des campagnes ukrainiennes contre les infrastructures russes.
Ces développements démontrent l’impact des opérations ukrainiennes en profondeur sur la capacité de la Russie à soutenir son effort militaire, notamment sur ses lignes de ravitaillement essentielles.
Razom do peremohi ! Smert voroham !