Article de 974 mots ⏱️ 5 min de lecture

La Commission européenne maintient une position ferme contre toute forme d’amnistie pour les crimes de guerre commis par la Russie et le Kremlin, soulignant que ces actes ne doivent en aucun cas rester impunis. Par ailleurs, les discussions entre l’Ukraine et les États-Unis, tenues récemment en Floride, n’ont produit aucun résultat concret, se résumant à des déclarations diplomatiques sans engagement.

La présidente de la Commission Européenne a clairement affirmé que la communauté internationale ne peut tolérer l’impunité des atrocités commises par Moscou en Ukraine. Le ministre de la Justice et de la Démocratie de l’UE, McGrath, a déclaré :

« Je ne pense pas que l’histoire jugera favorablement une quelconque tentative d’effacer les crimes russes en Ukraine […] Ces responsables doivent être tenus pour comptables, et ce sera la position de l’Union européenne dans toutes les discussions. Permettre à ces crimes de rester impunis serait semer les graines d’une nouvelle vague d’agression et d’invasion […] Ce serait, à mon avis, une erreur historique de grande ampleur. »

L’Union européenne travaille actuellement à la mise en place d’un tribunal spécial dédié à juger le crime d’agression contre l’Ukraine.

Aucun accord impliquant les États-Unis, la Russie et l’Ukraine ne pourra contraindre l’UE à accepter l’impunité, une position saluée alors que la Commission insiste sur le fait que ni Vladimir Poutine ni ses alliés ne doivent bénéficier d’un pardon, même dans un contexte où la Maison-Blanche semble motivée par des intérêts économiques.

Concernant les négociations entre Kiev et Washington, il n’y a eu à ce jour aucun signe tangible de progrès, hormis des déclarations flatteuses. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ainsi publié une déclaration soulignant une « dynamique constructive » dans les échanges, tout en remerciant personnellement l’administration américaine :

« Aujourd’hui, à l’issue des travaux des équipes aux États-Unis, Rustem Omerov, chef de la délégation ukrainienne, a fait un rapport sur les principaux paramètres du dialogue, ses points forts et certains résultats préliminaires. Il est important que les discussions aient une dynamique constructive, que toutes les questions aient été abordées ouvertement, avec un accent clair sur la souveraineté et les intérêts nationaux de l’Ukraine. Je remercie les États-Unis, l’équipe du président Trump, ainsi que le président lui-même pour le temps qui est consacré intensivement à définir les étapes de la fin de la guerre. Nous continuerons à travailler. J’attends avec impatience un rapport complet lors d’une rencontre personnelle. »

Ce résumé reste évasif, sans avancée concrète, et se limite à un remerciement adressé au chef de l’exécutif américain.

Sur le plan opérationnel, les contre-offensives ukrainiennes ont permis de libérer environ 8,5 km² autour d’Ivanivka, à la frontière entre les régions de Donetsk et de Dnipropetrovsk, selon la confirmation récente de la carte DeepStateMap. Les forces russes ont également été repoussées vers le secteur de Zelenij Haj.

Par ailleurs, une vidéo diffusée par le renseignement militaire ukrainien (HUR) montre une attaque ciblée contre un groupe de neuf occupants de la Rosgvardia à Berdyansk occupée : cinq ont été tués, quatre gravement blessés, tandis que deux pick-up et un véhicule blindé Tigre ont subi des dégâts.

Depuis le début du conflit à grande échelle, l’Ukraine bénéficie du soutien du renseignement américain, notamment la CIA, dans la constitution de cellules de résistance clandestines (stay behind) opérant indépendamment et incapables de se trahir entre elles, même sous la torture. Cette stratégie d’organisation interne remonte à plusieurs années et s’est intensifiée après 2015 avec la réorganisation du service HUR, qui s’est distingué par son efficacité au combat, rivalisant avec des services comme le Mossad israélien.

Cette expérience souligne par ailleurs l’intérêt pour d’autres pays, comme la Suède, de rétablir ou renforcer leurs capacités de résistance clandestine, notamment dans des points stratégiques tels que Gotland, via des caches d’armes et un personnel formé spécifiquement à cet effet.

Sur un autre plan, la Fédération suédoise de tir sportif a récemment été mandatée par les forces armées pour développer des exercices de tir réalistes inspirés du système finlandais SRA, similaires à l’IPSC. Ces entraînements offrent aux militaires suédois la possibilité de s’exercer régulièrement en dehors des sessions officielles, et encouragent aussi la participation de volontaires civils détenteurs de licences d’armes.

« En Suède, le SRA est établi depuis un certain temps au sein d’associations affiliées à la Fédération suédoise de tir sportif, qui organise régulièrement compétitions et championnats. Plusieurs unités militaires pratiquent le tir appliqué (TTS), basé en grande partie sur la méthode SRA, mais adapté au cadre réglementaire des forces armées. »

La Fédération suédoise de tir sportif agit également comme organisation volontaire de défense, chargée de soutenir la maîtrise du tir parmi la population civile formée. Reste à lever les obstacles administratifs et politiques qui freinent encore le développement du tir privé, pourtant précieux pour la préparation à la défense nationale.

Il faut rappeler que savoir tirer ne suffit pas à pouvoir combattre efficacement. Pour cela, il faut aussi disposer de l’équipement, de la planification, de la structure de commandement et de l’autorité d’un réseau de résistance officiellement reconnu, conditions essentielles pour atteindre un effet stratégique, comme en Ukraine.