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L’Ukraine confirme officiellement la présence de troupes russes dans la région de Dnipropetrovsk, tout en niant la prise de trois villages. Pendant ce temps, les forces russes continuent de subir de lourdes pertes matérielles et humaines.

L’Ukraine a confirmé que des soldats russes ont franchi la frontière administrative de la région de Dnipropetrovsk, une incursion qui, selon les images et données disponibles, aurait eu lieu dès le 13 août. Selon la carte de situation DeepstateMap, les forces russes auraient pris le contrôle des villages de Zaporizke et Novoheorhiivka, ce que dément le Etat-major ukrainien, bien qu’il reconnaisse que de violents combats se poursuivent dans la zone. D’après les mêmes sources, les forces russes auraient également occupé quelques terres agricoles au nord du village de Maliivka dans cette région.

Analyse : sur le plan strictement opérationnel, cette incursion ne modifie pas significativement la dynamique du conflit, mais elle revêt une portée essentiellement symbolique. Il existe un risque que la Russie, par le biais de sa dictature responsable de crimes de guerre, proclame l’annexion de la région de Dnipropetrovsk et exige l’intégralité de ce territoire en échange d’une trêve temporaire.

Face à cette menace, l’Ukraine a établi plusieurs lignes de défense solides. Les avancées russes devraient donc se poursuivre très lentement, dans une progression qualifiée de plus lente que celle d’un escargot, caractéristique de la guerre menée par Moscou dans cette phase.

Les pertes russes enregistrées hier ont été particulièrement lourdes : 920 hommes selon le décompte matinal de l’État-major ukrainien, ainsi que la destruction de 118 véhicules de transport et de 45 obusiers. Les Russes ont également perdu un système de défense aérienne lourd et un char de combat. Malgré tout, les pertes en blindés restent relativement faibles, les chars et véhicules blindés étant devenus des cibles faciles pour les drones FPV lors des longues avancées depuis des positions plus protégées en arrière.

Cette situation pourrait s’expliquer par un manque de véhicules blindés disponibles ou par une pénurie de personnel qualifié — équipages, mécaniciens — capable d’entretenir ou de réparer le matériel.

Razom do peremohi ! Smert voroham !