Une nouvelle offensive terroriste russe a visé l’Ukraine avec plus de 500 missiles, dont une attaque sur Lvov à l’ouest du pays, centrée sur le réseau électrique. Une percée russe sur le front de Donetsk a été repoussée. Par ailleurs, un drone inconnu a perturbé l’atterrissage du président lituanien à Vilnius, près de la frontière avec la Biélorussie. Enfin, Moscou accroît l’utilisation d’armes chimiques contre les défenseurs ukrainiens.
Dans la nuit et ce matin, la Russie a lancé une attaque massive contre l’Ukraine, tirant au total 526 missiles.
| Type | Tirés (total) | Abattus/Neutralisés | Origine |
|---|---|---|---|
| Missiles Shahed et leurres | 502 | 430 | Koursk, Briansk, Millerovo, Oriol, Chatalovo, Primorsko-Achtarsk (Russie), Tchouda (Crimée) |
| Missiles de croisière Kalibr | 16 | 14 | Mer Noire |
| Missiles de croisière Kh-101 | 8 | 7 | régions de Saratov et Krasnodar |
| Total | 526 | 451 |
Si la majorité de ces missiles ont été interceptés, notamment grâce à la défense aérienne ukrainienne, la ville de Lvov a subi l’impact de quinze drones explosifs et un entrepôt a été partiellement détruit. Une carte publiée par le centre ukrainien de communication stratégique montre les trajectoires complexes choisies par les missiles pour tromper la défense adverse.
Cette fois, aucun déploiement de missiles balistiques hypersoniques au sol n’a été observé. Cependant, des vidéos montrent que la Russie utilise maintenant ses missiles balistiques Iskander avec une capacité de ciblage réduite à quelques minutes de délai, ce qui indique une préparation d’unités prêtes à frapper rapidement des objectifs prioritaires.
Cinq personnes ont été blessées lors de cette attaque terroriste, dont la cible principale était le réseau électrique ukrainien. L’objectif apparent est de provoquer une crise énergétique à l’approche de l’hiver, comme à chaque saison froide depuis 2022-2023. Malgré cela, l’Ukraine a amélioré sa préparation et la disponibilité de pièces de rechange, ce qui limite l’impact des offensives russes sur l’infrastructure civile.
En réponse, la Pologne a déployé des chasseurs pour intercepter d’éventuels missiles s’approchant de ses frontières, probablement incluant des avions suédois Gripen, engagés dans la défense aérienne polonaise.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a publié des images des opérations de secours et déclaré :
« Tous les services d’urgence, les équipes de l’énergie et du chemin de fer s’emploient actuellement à réparer les dégâts causés par la frappe russe. Une autre attaque massive – un total de 526 moyens de destruction, incluant plus de 500 drones kamikazes et 24 missiles. Les cibles principales étaient des infrastructures civiles, notamment des installations énergétiques, des plateformes logistiques, ainsi qu’un garage coopératif, et, comme c’est devenu habituel, des quartiers résidentiels. Des dizaines d’immeubles ont été endommagés dans plusieurs régions du pays. Les opérations de lutte contre les incendies sont en cours. Ce sont clairement des frappes démonstratives. Poutine montre son impunité, ce qui appelle une réaction du monde entier. L’agression continue faute d’une pression suffisante, en particulier sur l’économie de guerre russe.
Nous allons discuter dans les jours à venir avec nos partenaires de la nécessité d’intensifier la pression. Dans quelques heures aura lieu à Copenhague le Sommet Ukraine – États nordiques et baltes. Nous préparons des renforts importants pour l’Ukraine. Ce soir, une réunion bilatérale en France pour coordonner nos efforts. Nous préparons également une coalition des volontaires et de nouvelles mesures avec l’Union européenne et les États-Unis. Je remercie tous ceux qui apportent leur aide. Toute frappe russe doit recevoir une réponse concrète. »
Sur le front, une tentative de percée russe au sud d’Ivanivka a été neutralisée. Cette avancée restreinte, semblable à celle repoussée près de Pokrovsk, était difficilement tenable pour les forces russes.
À Vilnius, l’atterrissage du président lituanien Gitanas Nausėda et de sa délégation a été perturbé par un drone inconnu à l’approche de l’aéroport proche de la frontière biélorusse. L’appareil a dû effectuer des cercles pendant une trentaine de minutes avant de pouvoir se poser, accompagnant également la présidente dans cet incident.
Selon les services de renseignement allemands et néerlandais, la Russie intensifie l’emploi d’armes chimiques légères sur le front ukrainien. Cela concerne principalement des agents lacrymogènes militaires et du chloropicrine. Ces substances, bien que rarement mortelles pour des individus en bonne santé, provoquent des effets « diminuant les capacités » des soldats dans les tranchées et bunkers confinés. Leur utilisation conduit fréquemment à l’abandon des positions en l’absence de masques de protection adaptés.
La Russie sacrifie désormais la précision des attaques chimiques pour limiter les effets au champ de bataille immédiat, favorisant ainsi des frappes ciblées par drones, et non plus de larges zones contaminées comme lors des conflits du XXe siècle.
Les agents lacrymogènes sont des armes chimiques, mais pas des gaz de combat. La chloropicrine se présente sous forme liquide et peut parfois pénétrer certains masques de protection.
Cette escalade démontre que la formation aux bases de la protection individuelle, ainsi que la disponibilité de masques adaptés, restent indispensables, y compris pour les forces armées suédoises. On peut raisonnablement anticiper que la Russie utilisera ces armes chimiques lorsqu’elle sera confrontée à des troupes suédoises sur notre territoire ou dans la défense de nos alliés : Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Finlande ou Norvège.
L’article fera l’objet de mises à jour régulières. Nous continuons à analyser les évolutions du conflit en Ukraine, les enjeux liés à la défense et la sécurité régionales.