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Quatre civils ont été tués lors de frappes de drones russes contre Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine. Cinq prisonniers de guerre ukrainiens capturés ont été exécutés par les forces russes, tandis que les forces ukrainiennes ont ciblé une usine chimique et un poste électrique en territoire occupé en Crimée.

La ville de Kharkiv a été de nouveau la cible de bombardements russes provoquant la mort d’au moins quatre civils et faisant 17 blessés, dont un enfant, rapportent plusieurs sources locales. Ces frappes terroristes visent à déstabiliser la population civile et à briser le moral ukrainien dans cette région stratégique.

Cinq défenseurs ukrainiens faits prisonniers de guerre ont été exécutés par des soldats russes selon une vidéo drone récemment découverte par des experts indépendants. Les prisonniers étaient allongés face contre terre au moment des exécutions, dont le lieu et l’heure restent à confirmer. Vingt minutes après ces actes, des drones FPV ukrainiens auraient neutralisé les auteurs, mais il se pourrait que certains responsables ayant ordonné ces exécutions soient toujours en vie. Ces assassinats constituent non seulement des meurtres, mais également des crimes de guerre et une violation flagrante des Conventions de Genève.

Plusieurs frappes ukrainiennes ont visé une usine chimique ainsi qu’un poste électrique en Crimée occupée, utilisant des drones-bombes à ailes fixes. Ces attaques répétées cherchent à perturber les infrastructures clés russes dans la péninsule et affaiblir les capacités logistiques adverses.

Razom do peremohi! Smert voroham! (Ensemble vers la victoire ! Mort aux ennemis !)

Un pilote ukrainien de Mig-29 a diffusé une vidéo illustrant des manœuvres d’évasion face à un missile air-air ou sol-air en approche. En effectuant des virages serrés à basse altitude, il cherche à épuiser le carburant du missile en le forçant à ajuster continuellement sa trajectoire pour anticiper le déplacement de l’avion. Cette technique, confirmée par l’expert Erik Gustavsson, est une tactique éprouvée pour neutraliser des missiles à courte autonomie. À basse altitude, la densité de l’air augmente la traînée, réduisant davantage la portée et la vitesse du missile.

Ces missiles ne se dirigent pas directement vers la position actuelle de la cible, mais vers un point calculé d’interception, ce qui nécessite des efforts supplémentaires lors des manœuvres du pilote. Ce phénomène est similaire à la trajectoire ballistique utilisée par certains systèmes de défense aérienne comme le S-300 ou le S-400 lorsqu’ils interceptent des objectifs à distance.

La tactique d’évasion mentionnée inclut également que de nombreux missiles, une fois leur moteur arrêté après quelques secondes, continuent à planer en perdant progressivement de l’énergie. Cela expose les missiles à une vulnérabilité face aux esquives dynamiques d’avions aguerris.

Les pertes russes ont été particulièrement sévères lors des récents combats, selon le rapport matinal du général ukrainien. Les forces russes auraient perdu environ 1 190 soldats, 41 obusiers, 84 véhicules de transport, cinq véhicules de combat d’infanterie ou de motorisés, et trois chars. Ces pertes signifient un affaiblissement significatif des capacités opérationnelles russes.

On constate une baisse récente des pertes en véhicules de transport, ce qui suggère une possible pénurie côté russe, obligeant probablement leurs troupes à progresser davantage à pied jusqu’aux premières lignes, une tactique désespérée lorsque les véhicules sont trop précieux pour être exposés.

En Pologne, un troisième homme a été arrêté dans le cadre d’une opération de sabotage sur les voies ferrées, agissant pour le compte des services de renseignement russes. Il aurait conduit deux autres saboteurs ayant fui vers la Biélorussie, d’où Varsovie a demandé leur extradition. Les deux premiers sont en fuite et recherchés.

Le président du parlement ukrainien, Ruslan Stefantjuk, a récemment listé les« lignes rouges » à ne pas franchir dans tout accord de paix potentiel :

  • Reconnaissance officielle des territoires occupés comme russes ;
  • Restrictions sur la capacité défensive de l’Ukraine ;
  • Veto externe quant au droit de l’Ukraine à rejoindre des organisations internationales telles que l’Union européenne ou l’OTAN.

Ces conditions excluent notamment toute limitation militaire drastique, comme celle évoquée récemment d’un plafond à 800 000 soldats.

Enfin, dans le contexte de la guerre, le parlement ukrainien dispose d’une procédure claire de succession présidentielle, évitant tout vide de pouvoir qui pourrait déstabiliser le pays en temps de conflits.