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Quatre personnes tuées et 45 blessées lors d’une attaque balistique russe en plein jour sur la ville de Dnipro. Un incendie a été signalé dans une raffinerie russe située à Orël, vraisemblablement à la suite d’un bombardement ukrainien. Parallèlement, la bataille de Pokrovsk se poursuit malgré la diffusion répétée de déclarations de propagande de Vladimir Poutine dans les médias.

Quatre civils ukrainiens ont été tués et 45 autres blessés hier lors d’une attaque balistique conduite en plein jour par les forces russes sur la grande ville de Dnipro. Par ailleurs, un incendie a éclaté dans une raffinerie pétrolière située dans la région d’Orël, à l’ouest de la Russie, probablement consécutif à une frappe ukrainienne visant les infrastructures énergétiques russes.

Dans l’est de l’Ukraine, les combats pour le contrôle de la ville de Pokrovsk restent intenses. Cette localité constitue un point stratégique dans la défense ukrainienne face aux avancées russes. Malgré les annonces de la propagande russe prétendant que Pokrovsk serait tombée, la résistance locale demeure active, soutenant les lignes ukrainiennes dans un contexte de lutte acharnée.

Le ravitaillement logistique vers la ville encerclée de Myrnohrad, proche de Pokrovsk, repose largement sur l’utilisation de drones et de systèmes de communication sécurisés (IRC), en raison des risques élevés pour les convois terrestres exposés à des embuscades et des tirs ennemis. La ville, bien que partiellement assiégée, n’est toujours pas capturée par les forces russes, témoignant de la robustesse de la défense ukrainienne sur place.

Selon les rapports de l’état-major général ukrainien, les forces russes ont mené 49 assauts sur le front de Pokrovsk en l’espace d’une journée. Ces attaques ont fait l’objet d’une forte résistance, avec la neutralisation de 104 combattants russes, dont 81 tués.

Les médias suédois ont relayé des informations de la propagande russe annonçant la chute de Pokrovsk, sans vérification indépendante ni analyse critique. Cette situation soulève des interrogations sur la rigueur et l’impartialité de la couverture médiatique face à la désinformation en temps de conflit.

Par ailleurs, un témoignage poignant a été partagé sur les conditions de captivité des prisonniers de guerre russes. Trois soldats capturés il y a plusieurs semaines, uniques survivants d’un assaut russe, décrivent leur situation et leurs expériences sous détention ukrainienne. L’un d’eux est un Ukrainien originaire de Louhansk, ancien détenu dans un établissement pénitentiaire russe, recruté de force dans l’armée russe, ce qui constitue un cas reconnu de crime de guerre.

Ce prisonnier explique que son unité était utilisée comme « appât humain » sans renseignement préalable sur la présence de positions ukrainiennes, exposée délibérément à des attaques par drones et artillerie russes, au mépris des normes internationales sur la protection des combattants.

Un autre prisonnier évoque un entraînement extrêmement court de seulement trois jours, qualifiant le conflit de « génocide ». Il relate aussi des actes de brutalité, notamment l’exécution d’un soldat russophone récalcitrant sur ordre militaire, illustrant les méthodes de répression internes à l’armée russe.

Razom do peremohi ! Smert voroham ! (Ensemble vers la victoire ! Mort aux ennemis !)