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La raffinerie russe de la région de Samara a de nouveau été bombardée par l’Ukraine dans le cadre de sa campagne visant les infrastructures pétrolières russes. Parallèlement, la Fédération internationale de judo a décidé de réintégrer les athlètes russes sous le drapeau national, évoquant l’idéal de « paix, unité et amitié ». Cette décision suscite une vive polémique, notamment en raison des graves violations du droit international commises par la Russie en Ukraine. Sur le plan diplomatique, le président de l’OTAN, Mark Rutte, a exclu toute possibilité de veto russe concernant l’adhésion de nouveaux membres à l’Alliance. Enfin, Moscou renforce ses moyens financiers pour soutenir le conflit en augmentant fortement les taxes, pouvant aller jusqu’à 300 % sur certains impôts locaux.

La campagne ukrainienne visant à frapper l’industrie pétrolière russe se poursuit activement. La raffinerie de Samara a été bombardée de nouveau au cours de la nuit, confirmant ainsi la volonté de Kiev de saper les capacités militaires et économiques russes.

Dans un autre registre, la Fédération internationale de judo a annoncé le retour des judokas russes sous le drapeau national. Elle justifie ce choix par la nécessité selon elle de maintenir le sport en dehors de toute influence politique :

« Le sport doit rester neutre, indépendant et à l’abri des influences politiques. Le judo, fondé sur les valeurs de paix, unité et amitié, ne peut pas devenir une tribune pour des agendas géopolitiques. La décision de réintégrer la représentation nationale complète reflète la confiance de la Fédération internationale dans ses garanties éthiques et dans la force et l’intégrité du sport. »

Cette position est cependant vivement critiquée, notamment en raison des nombreuses violations des droits humains commises par la Russie en Ukraine : attaques illégales, crimes de guerre, viols, tortures et enlèvements d’enfants ukrainiens. Ces faits, bien documentés, sont difficilement conciliables avec les principes affichés par le sport de judo.

La Fédération insiste toutefois sur le rôle unificateur et pacifique du judo :

« Le judo promeut toujours l’amitié, le respect, la solidarité et la paix. »

Cette décision soulève des interrogations sur les influences au sein de la gouvernance du judo international, certains membres étant liés à des pays alignés sur Moscou, notamment la Hongrie, la République tchèque, l’Ouzbékistan ou la Chine. Il est notable que le président russe Vladimir Poutine, ancien judoka, aurait toujours considéré ce sport comme un reflet de son image.

Sur le front diplomatique, Mark Rutte, président de l’OTAN, a clairement exclu toute possibilité pour la Russie de disposer d’un droit de veto sur les décisions relatives à l’élargissement de l’Alliance. Il a déclaré que « la Russie n’a ni voix ni droit de veto sur qui peut devenir membre de l’OTAN » et a rappelé que tous les pays de la région euro-atlantique ont le droit de rejoindre l’Alliance, sous réserve de leur acceptation par les membres actuels.

Sur le plan économique, la Russie subit une situation financière difficile exacerbée par les sanctions et le coût du conflit en Ukraine. Contrairement aux allégations des propagandistes qui prétendent un bon état de l’économie russe, le gouvernement a annoncé une hausse extrêmement importante des taxes locales, notamment une augmentation de 300 % de la taxe sur les véhicules, soit une multiplication par quatre, ainsi qu’une hausse de 50 % sur les impôts liés au logement et aux services municipaux.

« Ces augmentations ne sont que le début. Selon un arrêté gouvernemental, les tarifs grimperont de nouveau en 2026, en deux étapes, en janvier et en octobre. Si la hausse nationale en janvier est de 1,7 %, l’ajustement d’octobre devrait inclure des surtaxes régionales importantes. Les cinq régions affichant la plus forte progression des tarifs seront Stavropol (23,7 %), le Daghestan (21,4 %), Tambov (19,2 %), Tioumen (18,9 %) et l’Ossétie du Nord (18 %). D’autres régions comme Khakassie, Tchoukotka, Bouriatie, Kirov et Sakhaline connaîtront également des augmentations comprises entre 9,7 % et 10,7 %. »

Cette mesure témoigne de la volonté du Kremlin de renforcer ses recettes fiscales pour continuer à financer les opérations militaires en Ukraine.

Ces évolutions illustrent les tensions actuelles dans le conflit russo-ukrainien, mêlant enjeux militaires, sportifs, diplomatiques et économiques.