Les forces russes se retrouvent encerclées dans la ville de Koupiansk, à la suite d’une contre-offensive ukrainienne menée avec succès autour de la cité. Les pertes russes ont été particulièrement lourdes ces dernières 24 heures. Par ailleurs, une plateforme pétrolière russe a été neutralisée en mer Caspienne.
Les informations recueillies confirment qu’une partie significative des troupes russes est maintenant piégée à Koupiansk, après que les forces ukrainiennes ont réussi à reprendre l’initiative sur les abords de la ville. Cette évolution intervient peu après que le président Poutine a affirmé que Koupiansk avait été prise par les Russes, une déclaration démentie par le terrain.
Les pertes russes sont particulièrement sévères. Le quartier général ukrainien rapporte une estimation des pertes du jour à 1 480 soldats russes tués, un niveau de pertes inédit depuis plusieurs mois. Les forces russes ont également perdu 157 véhicules de transport, trois unités d’équipements spéciaux, une pièce d’artillerie rare, 23 obusiers et sept véhicules de combat d’infanterie ou blindés à moteur.
Sur un autre front, une plateforme pétrolière russe a été détruite dans la mer Caspienne. Il s’agit de la plateforme Filovanskij, exploitée par Lukoil, société sous sanctions internationales. L’Agence de sécurité ukrainienne (SBU) confirme avoir visé cette installation à l’aide de drones, stoppant l’extraction de pétrole et de gaz de plus de 20 puits.
Le champ pétrolier de Filanovskij est l’un des plus importants pour la Russie, avec des réserves estimées à 129 millions de tonnes de pétrole et 30 milliards de mètres cubes de gaz fossile.
Cette série d’événements souligne la pression croissante exercée par l’Ukraine sur les lignes russes, marquant un tournant politique et militaire important dans la région.
Par ailleurs, plusieurs sources anonymes au sein des services de renseignement suédois expriment des inquiétudes concernant l’échange d’informations entre la Suède et les États-Unis, en raison de la nouvelle doctrine de sécurité américaine perçue comme défavorable à l’Europe. Cette inquiétude porte notamment sur la fiabilité du préavis en cas d’agression russe déclenchant l’article 5 de l’OTAN, ainsi que sur la protection des informations sensibles partagées avec les États-Unis, et la crainte d’une fuite vers des acteurs indésirables, notamment la Russie.
Dans ce contexte, la réforme envisagée en Suède visant à transférer les fonctions du renseignement militaire à une autorité civile suscite des réserves importantes. Les experts soulignent que les opérations de renseignement militaire, qui impliquent des collectes tactiques en temps réel sur le champ de bataille, ne peuvent être gérées efficacement par une entité civile sans risque de retard ou de perte d’information cruciale.
Ces évolutions montrent les enjeux stratégiques majeurs contemporains, tant dans le conflit ukrainien que dans la coopération et la sécurité au sein des alliances européennes et transatlantiques.