Une usine russe unique de production d’hélium, essentielle pour les secteurs des missiles, de l’aérospatial et de l’aéronautique, ainsi qu’une usine spécialisée dans la fabrication d’optiques militaires, ont été frappées par des frappes ukrainiennes. Ces attaques interviennent alors que la Russie subit des pertes importantes, tandis que des informations contradictoires circulent sur des avancées russes sur le terrain.
À Orenbourg, l’unique usine russe produisant de l’hélium de qualité pour missiles a été visée par une attaque ukrainienne. Ce gaz, crucial pour les programmes de missiles, la construction spatiale et l’industrie aéronautique, est produit dans une installation considérée comme l’une des plus importantes en Europe. Les services de renseignement militaire ukrainiens sont présumés être à l’origine de cette opération.
Par ailleurs, une usine de Stavropol spécialisée dans la fabrication de saphirs synthétiques destinés à l’optique militaire a également été bombardée. Ces composants sont essentiels pour de nombreux systèmes de ciblage et de surveillance sur le champ de bataille.
Dans le même temps, la Russie a subi d’importantes pertes humaines et matérielles. Une brigade russe dans la région de Donetsk a vu son poste de commandement détruit, et le chef de la 85e brigade motorisée de fusiliers de la Russie a été tué lors des combats. Selon le rapport matinal du quartier général ukrainien, les pertes russes s’élèveraient à environ 980 soldats, 106 véhicules de transport, 26 obusiers, deux systèmes d’artillerie à salves inhabituels, un système de défense antiaérienne lourd rare, ainsi que cinq chars et cinq véhicules de combat d’infanterie.
Des informations contradictoires circulent concernant une possible percée russe au nord de Pokrovsk, avec des avancées signalées sur une quinzaine de kilomètres menaçant la ville de Dobropillija. Ces informations sont toutefois niées par l’état-major ukrainien, qui affirme avoir éliminé les forces russes infiltrées.
Le contexte opérationnel explique ces difficultés : l’usure des lignes défensives ukrainiennes permet aux forces russes de tenter des infiltrations ponctuelles via des points faibles, parfois même dans les zones urbaines de Pokrovsk et Dobropillija, où ces infiltrations auraient été neutralisées. Les forces russes exploitent ces incursions pour diffuser des images démontrant prétendument des avancées stratégiques, même si celles-ci restent temporaires.
Des témoignages directs de soldats ukrainiens sur le front font état d’une situation complexe, parfois en contradiction avec les informations officielles, mais ces acteurs sur le terrain ne détiennent pas toujours une vision complète ou actualisée. Il est néanmoins clair que des points faibles existent dans le dispositif défensif ukrainien, ce qui permet à certaines unités russes de pénétrer les lignes. Reste à savoir si ces derniers parviennent à sécuriser et exploiter ces gains dans des conditions logistiques difficiles, notamment sous la menace permanente des drones de reconnaissance et d’attaque.
Le média Armyinform confirme une avancée limitée près de Dobropillija, précisant qu’il s’agit de petites unités d’infanterie et non d’une percée à grande échelle :
« En commentant la situation sur la route Dobropillja–Kramatorsk, Andrij Shapovalov a confirmé que l’ennemi avait progressé, mais a précisé qu’il s’agissait d’une infiltration de petites unités d’infanterie et non d’une percée majeure. “Ils ont simplement trouvé une faille et y ont inséré des troupes. Qu’ils puissent s’y consolider reste incertain. Nous soutenons déjà les unités voisines et il est très probable qu’ils seront repoussés,” a-t-il souligné. »
Cette avancée limitée présente un défi logistique complexe pour la Russie, qui doit maintenir des lignes d’approvisionnement étroites et vulnérables.
Face à cette situation, l’Ukraine a dépêché des unités d’élite en renfort à Pokrovsk afin de renforcer la défense de cette zone.
Malgré un ratio élevé de pertes russes par rapport aux forces ukrainiennes, à raison de quatorze soldats russes tués pour un Ukrainien, l’intensité des vagues d’assaut russes reste préoccupante.
La situation continue d’évoluer et fera l’objet de mises à jour régulières.