Le sommet à Washington s’est conclu sur la décision d’engager des discussions concernant les garanties de sécurité que l’Ukraine pourrait recevoir dans le cadre d’une paix, sans accord immédiat de cessez-le-feu. Pendant ce temps, une raffinerie à Volgograd a de nouveau été frappée, tandis que la Russie menait l’une de ses plus intenses campagnes de bombardements nocturnes contre l’Ukraine.
Au cœur des échanges, Volodymyr Zelenskyj a exprimé sa disponibilité à une rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, jugeant qu’un dialogue au plus haut niveau pourrait permettre d’aborder les questions sensibles du cessez-le-feu et des frontières territoriales. Cette déclaration a été relayée par le site officiel de la présidence ukrainienne :
« Nous sommes prêts à tous les formats de négociations au niveau des dirigeants, car c’est uniquement à ce niveau que nous pourrons résoudre toutes ces questions complexes et douloureuses, qui nous tiennent particulièrement à cœur. J’ai confirmé — et tous les dirigeants européens m’ont soutenu — que nous sommes prêts pour une rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, suivie d’une réunion trilatérale. »
Le chancelier allemand Olaf Scholz a estimé qu’une telle rencontre pourrait se tenir dans les deux prochaines semaines.
Par ailleurs, les discussions sur les garanties de sécurité occidentales pour l’Ukraine ont été entamées. Toutefois, selon le secrétaire général de l’OTAN, ces garanties ne devraient pas nécessairement consister en un déploiement direct de troupes étrangères sur le sol ukrainien. Le président ukrainien a souligné :
« Volodymyr Zelenskyj a insisté sur le fait que la sécurité de l’Ukraine dépend de tous les dirigeants présents. Il a relevé le signal fort envoyé par les États-Unis quant à leur disposition à garantir cette sécurité, ainsi que l’importance du soutien manifesté aujourd’hui par l’Europe. Pour l’Ukraine, l’adhésion à l’Union européenne s’inscrit notamment dans ce cadre de garanties de sécurité.
Les négociations ont également porté sur le travail de la Coalition des volontaires et les garanties spécifiques que chacun des plus de 30 membres est prêt à fournir. »
Il convient cependant de rester prudent quant aux conclusions à tirer à ce stade. Pour être effectives, les garanties de sécurité devraient se traduire par des mesures concrètes, à l’instar d’un déploiement de forces occidentales sur place, incluant des avions de chasse, des systèmes de défense aérienne et des unités de première ligne le long d’une ligne de cessez-le-feu potentielle. La participation de la Suède au sein de la coalition des volontaires interroge quant à sa contribution spécifique, notamment la possible implication de pilotes suédois sur des chasseurs Gripen ou la station de bataillons mécanisés à la ligne de front.
Il est également positif qu’aucune pression excessive n’ait été exercée sur l’Ukraine par l’administration Trump, et la présence d’une unité européenne ferme face aux positions divergentes de Moscou et Washington est un facteur favorable.
Sur le terrain, l’Ukraine a de nouveau frappé une raffinerie dans la région de Volgograd, une attaque partiellement confirmée par les relevés de la NASA. Cette action s’inscrit dans le contexte d’une importante offensive de missiles menée par la Russie peu après la fin du sommet, avec le lancement de 280 roquettes, incluant 270 drones Shahed et leurs leurres, cinq missiles balistiques Iskander-M et cinq missiles de croisière Kh-101 tirés depuis des bombardiers stratégiques opérant au-dessus de la mer Caspienne.
Les forces ukrainiennes ont réussi à intercepter 230 drones Shahed ou leurres, deux missiles Iskander-M et quatre des cinq Kh-101. Le fait d’avoir abattu des Iskander-M, qui visent principalement les environs de Kiev, met en avant la capacité du système de défense ukrainien à contrer ces menaces stratégiques.
Cette offensive russe peut être interprétée comme un message clair en réaction au sommet diplomatique.
Razom do peremohi ! Smert voroham !