Les États-Unis ont suspendu les livraisons déjà financées et promises de missiles Patriot et des roquettes GMLRS destinées aux lance-roquettes multiples Himars et M270 à l’Ukraine. Par ailleurs, un hôpital a été frappé par des bombardements russes à Kherson, faisant huit blessés, dont cinq patients et trois infirmières. Hier, les forces russes ont subi des pertes sévères lors des combats.
Selon plusieurs sources, dont Politico, le Pentagone a décidé de bloquer les livraisons de missiles Patriot et des roquettes GMLRS destinées aux systèmes Himars et M270. Cette suspension toucherait également les obus de précision, probablement les Excalibur, ainsi que les missiles Hellfire et d’autres munitions destinées aux F-16.
Ces livraisons, promises et financées sous la présidence de Joe Biden, n’avaient pas encore été acheminées vers l’Ukraine. Le département de la Défense américain justifie cette décision en invoquant un besoin prioritaire pour ses propres stocks. Or, les crédits alloués par l’administration Biden devaient précisément permettre de renouveler les arsenaux américains, sans affecter les engagements envers l’Ukraine.
Cette décision illustre une limite majeure : les partenaires ukrainiens dépendent des États-Unis pour leur approvisionnement en armements, mais en cas de crise, Washington peut choisir de ne plus assurer ces livraisons.
Dans la ville de Kherson, un hôpital a été bombardé par l’armée russe, faisant huit blessés parmi les patients et le personnel infirmier, rapporte Kyiv Post. La population civile de Kherson est également la cible régulière de drones russes FPV et de drones-bombes. Les attaques sont si fréquentes que des sources de renseignement indiquent que la Russie dispose de deux écoles de pilotes de drones sur la rive opposée du Dnipro, utilisant délibérément les civils de Kherson comme cibles d’entraînement. Plus de 10 000 attaques ont été menées contre des civils dans cette ville, provoquant la mort d’environ 150 personnes. Ces actions constituent des crimes de guerre avérés, les pilotes russes ayant une visibilité directe sur leurs objectifs.
Déjà l’été dernier, la Russie avait bombardé au moins 1 600 hôpitaux et centres de soins ukrainiens. Ce chiffre dépasserait sans doute aujourd’hui les 2 000 attaques. Selon les données disponibles, au moins 106 hôpitaux ont été totalement détruits par les bombardements russes à travers l’Ukraine. Pour mettre ces chiffres en perspective, la Suède compte environ 57 hôpitaux d’urgence, soulignant l’ampleur de la destruction provoquée par la campagne russe.
Les forces russes ont subi de lourdes pertes au cours des combats d’hier. Selon le bilan du QG des forces armées ukrainiennes, les pertes russes s’élèvent à environ 1 110 militaires, 90 véhicules de transport sévèrement endommagés, 40 obusiers, un système de défense antiaérienne lourd, ainsi que plusieurs véhicules blindés et chars détruits.
Razom do peremohi ! Smert voroham !