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La Russie a récemment modernisé ses drones Shahed en les dotant de caméras, d’un système de télépilotage, d’un réseau maillé (mesh) et d’une intelligence artificielle pour le ciblage. Parallèlement, Moscou engage sa réserve opérationnelle dans les combats autour des villes dévastées de Pokrovsk et Myrnohrad, dont la résistance est devenue un enjeu symbolique après l’échec russe à Koupiansk. Par ailleurs, l’Ukraine a frappé un dépôt pétrolier russe dans la région de Volgograd.

Les drones Shahed, et leur version russe appelée Geran, font désormais preuve d’une nouvelle capacité technologique. Selon des informations recueillies, ces engins sont équipés de caméras et disposent d’un télépilotage via un réseau maillé, permettant la transmission des commandes entre plusieurs drones en vol. Ainsi, certains drones peuvent servir de relais de communication pendant que d’autres attaquent leurs cibles. Cette architecture permet également de modifier les objectifs en temps réel selon l’évolution du champ de bataille.

De plus, il est avancé que ces drones bénéficieraient d’une intelligence artificielle embarquée pour le ciblage et la navigation finale. Cette fonction permettrait aux drones de patrouiller au-dessus d’une zone déterminée jusqu’à l’identification d’une cible prioritaire, comme un véhicule militaire, un camion-citerne ou un transport logistique. Si une cible prioritaire est détectée sur leur trajectoire, l’IA pourrait dévier de la route initiale pour frapper ce nouvel objectif. En l’absence de cibles prioritaires, ils continueraient vers un point prédéfini avant d’épuiser leur carburant.

Ces technologies de ciblage et d’acquisition d’objectif par IA restent pour l’instant des informations non confirmées officiellement, mais la présence de caméras et de télépilotage sur les Shahed/Geran est avérée.

Sur le terrain, la Russie apparaît impatiente dans sa tentative de conquérir Pokrovsk et Myrnohrad, deux villes détruites qui continuent à résister fermement face aux forces russes. Moscou mobilise désormais ses réserves opérationnelles dans cette offensive jugée comme une question de principe après la débâcle de Koupiansk. L’Ukraine continue pour sa part de mener une défense active et des contre-attaques locales visant à préserver sa liberté d’action.

La situation dans les secteurs de Vovtchansk et Siversk reste également difficile. Il n’est pas exclu que les forces ukrainiennes procèdent à des retraites organisées si le maintien des positions s’avère trop coûteux en vies, priorité étant donnée à la préservation du personnel. Le territoire, dévasté et miné, n’a pas la même valeur stratégique que les soldats et combattants qui le défendent.

En outre, une frappe ukrainienne a visé dans la nuit un dépôt pétrolier russe en oblast de Volgograd. Cette opération est attestée par une vidéo et confirmée par le service russe d’alerte incendie.

Selon le dernier bilan du 10 décembre communiqué par l’état-major ukrainien, les pertes russes de la veille se sont élevées à 710 hommes, 81 véhicules de transport lourdement endommagés, un système rare de défense anti-aérienne, neuf obusiers, ainsi que sept véhicules blindés de transport de troupes et un char. Ces pertes relativement faibles sont attribuées aux conditions météorologiques défavorables ce jour-là.