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Le 26 avril, le ministère russe de la Défense a annoncé que ses forces armées avaient mené des frappes réussies contre deux convois dans la République populaire de Donetsk (RPD) et dans l’oblast de Kharkiv. Ces convois transportaient des armes et du matériel militaire d’origine occidentale destinés aux forces armées ukrainiennes. Le ministère n’a toutefois pas précisé le type exact de missiles utilisés lors de ces attaques.

« Notre aviation opérationnelle-tactique, nos troupes de missiles et notre artillerie ont mené des frappes de précision qui ont touché un train chargé d’armements et d’équipements militaires occidentaux près du village d’Udachnoye [RPD]. Nous avons également détruit du personnel et du matériel de la 67e brigade mécanisée des forces armées ukrainiennes dans une gare de fret ferroviaire près du village de Balaklia, dans la région de Kharkiv », a déclaré le ministère russe de la Défense.

Selon des sources ukrainiennes, une recrudescence des attaques sur l’infrastructure ferroviaire a été observée récemment. D’après le Kyiv Post, qui cite un haut responsable ukrainien de la sécurité s’exprimant auprès de l’AFP, « la Russie intensifie ses frappes sur notre réseau ferroviaire afin d’entraver le transport des cargaisons militaires, y compris l’aide reçue de l’Occident ».

Les forces russes ont majoritairement ciblé des infrastructures ferroviaires civiles, même s’il n’y a pas eu de confirmation explicite de frappes sur des trains transportant des armes occidentales destinées à l’armée ukrainienne. Néanmoins, plusieurs incidents ont été relevés dans l’est de Donetsk (Udachnoye) et à Balaklia, dans la région de Kharkiv.

Le Kyiv Post rapporte également que « une attaque au missile attribuée aux forces russes dans la région orientale de Donetsk a causé la mort tragique de trois cheminots et en a blessé quatre autres. Par ailleurs, une installation ferroviaire à Balaklia, dans la région de Kharkiv, a été prise pour cible, faisant dix blessés civils ».

Une source citée par les médias ukrainiens souligne une augmentation des attaques mortelles visant délibérément à détruire les infrastructures ferroviaires. L’objectif apparent serait de paralyser les chaînes d’approvisionnement et de transport militaire en prévision d’une éventuelle offensive russe. Comme l’indique le Kyiv Post, « il s’agit là d’une stratégie typique avant une offensive ».

Contexte de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022

Le 21 février 2022, la Russie avait déclaré que son poste frontalier avait été attaqué par les forces ukrainiennes, entraînant la mort de cinq combattants ukrainiens, allégations rapidement démenties par Kiev qui les avait qualifiées de « fausses opérations sous faux drapeau ».

Ce même jour, la Russie a officiellement reconnu les zones auto-proclamées de la RPD et de la RPL (République populaire de Louhansk). Selon le président Vladimir Poutine, cette reconnaissance s’étendait à l’ensemble des régions ukrainiennes concernées. Suite à cette déclaration, un bataillon russe, comprenant des chars, a été déployé dans ces territoires.

Quelques jours plus tard, le 24 février 2022, une offensive militaire majeure a été lancée contre l’Ukraine sur ordre de Vladimir Poutine. Cette attaque pilotée par les forces armées russes massées à la frontière ukrainienne était préméditée. Malgré l’ampleur des combats, les autorités russes évitent le terme de guerre, préférant parler d’une « opération militaire spéciale ».