Le 28 février, une vaste offensive militaire menée conjointement par les États-Unis et Israël a frappé l’Iran, ciblant de nombreux sites militaires, nucléaires et de commandement. Cette opération, qualifiée d’« Epic Fury » dans les médias, a provoqué la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique depuis 1989.
Selon des sources israéliennes, puis confirmées par les médias officiels iraniens, l’ayatollah Khamenei a été tué lors de ces frappes alors qu’il se trouvait dans son bureau à Téhéran. D’autres membres de sa famille, dont sa fille, son gendre et sa petite-fille, auraient également perdu la vie dans cette attaque.
Âgé de 86 ans, Ali Khamenei représentait la plus haute autorité politique, religieuse et militaire en Iran. Ancien président de la République de 1981 à 1989, il occupait la fonction de guide suprême depuis plus de 36 ans, ce qui faisait de lui le dirigeant le plus ancien du Moyen-Orient au moment de sa mort, et le leader iranien en poste le plus durable depuis le shah Mohammad Reza Pahlavi.
Par ailleurs, l’attaque du 28 février aurait coûté la vie à plusieurs hauts responsables iraniens, notamment des commandants des Gardiens de la révolution (IRGC) et des chefs militaires.
Dans un premier temps, l’autorité iranienne avait tardé à confirmer la mort de Khamenei. Toutefois, la télévision d’État et des sources officielles ont finalement reconnu son décès, annonçant une période de deuil national de 40 jours.
Le président américain Donald Trump a officiellement confirmé cette information sur les réseaux sociaux, présentant l’opération comme un « coup porté au terrorisme » et une opportunité pour le peuple iranien de se soulever contre son régime.
Cette offensive s’inscrit dans un contexte de tensions prolongées, liées aux ambitions nucléaires iraniennes, au soutien par Téhéran de groupes armés comme le Hezbollah et le Hamas, ainsi qu’aux affrontements répétés avec les forces états-uniennes et israéliennes. Elle fait suite à plusieurs années de pressions diplomatiques et de frictions militaires, particulièrement depuis le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018.
En réaction, l’Iran a promis une « rétorsion sans concession » et a lancé des frappes de missiles et de drones sur des territoires israéliens ainsi que sur des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe où sont stationnées des forces américaines. Des systèmes de défense aérienne ont été activés dans toute la région, tandis que des zones civiles ont également subi d’importants dégâts, tant lors des frappes initiales que des représailles.
Les bilans indépendants et officiels font état de lourdes pertes civiles, y compris chez les enfants. Parmi les sites touchés figure une école de filles à Minab, où les autorités iraniennes estiment que des dizaines, voire plus d’une centaine de personnes, ont péri.
Le conflit s’est rapidement étendu au-delà des frontières iraniennes. Des missiles et drones iraniens ont été signalés en direction d’Israël et de bases américaines au Bahreïn, au Qatar, en Jordanie et dans d’autres États du Golfe. Cette situation a entraîné des fermetures d’espaces aériens et perturbé le trafic aérien international.
Face à la gravité de la situation, les dirigeants mondiaux ont exprimé une vive inquiétude. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en session d’urgence, tandis que les alliés occidentaux ont émis des réactions mitigées, certains critiquant les ripostes iraniennes, d’autres faisant preuve de prudence à l’égard de l’offensive américano-israélienne.
Selon les analystes, cette attaque marque un tournant majeur dans la géopolitique du Proche-Orient. Les conséquences potentielles incluent une exacerbation du conflit régional avec l’implication de multiples États, un bouleversement du paysage politique iranien en raison de l’absence d’un successeur clairement désigné à Khamenei, ainsi que d’importantes fluctuations sur les marchés pétroliers et des répercussions économiques mondiales liées à l’instabilité dans le détroit d’Ormuz.
Avec la disparition du guide suprême, le pouvoir pourrait basculer vers les Gardiens de la révolution ou d’autres factions conservatrices. L’Assemblée des experts, une instance religieuse chargée constitutionnellement de désigner le prochain guide suprême, pourrait jouer un rôle clé, bien que le véritable pouvoir risque de se trouver dans les mains des élites militaires.
Le risque d’une escalade plus large n’est pas exclu, avec la possible implication du Hezbollah et de milices alliées, ainsi que la multiplication des conflits par procuration en Syrie, en Irak et au Yémen, sans oublier les affrontements directs entre forces américaines, israéliennes et iraniennes.
Les experts soulignent que l’élimination d’une figure centrale comme Khamenei ne conduira pas nécessairement à la dissolution des structures de pouvoir en Iran, mais pourrait au contraire provoquer chaos, insurrection ou renforcement des factions les plus radicales.
En résumé, les suites de cet événement sont annonciatrices d’une intensification des tensions régionales, de remous diplomatiques à l’échelle mondiale et d’une incertitude majeure quant à l’avenir politique de l’Iran.