L’Inde a remis en cause, jeudi, les propos de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) concernant le Jammu-et-Cachemire, affirmant que cette organisation n’a aucun droit d’intervenir dans les affaires internes du pays.
Dans une déclaration publiée lundi, l’OCI avait exprimé sa « pleine solidarité » avec la population du Jammu-et-Cachemire dans sa prétendue « quête légitime du droit à l’autodétermination ». Ces propos ont été vivement rejetés par l’Inde. « Nous rejetons ces déclarations. L’OCI n’a aucun droit de s’exprimer sur des questions internes à l’Inde », a déclaré Randhir Jaiswal, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors de son point presse hebdomadaire.
Interrogé sur les informations évoquant un voyage controversé du prédicateur islamique Zakir Naik à Dacca le mois prochain, Randhir Jaiswal a indiqué que l’Inde s’attend à ce que des mesures soient prises à son encontre quel que soit le lieu où il se rendra. « C’est un fugitif recherché par l’Inde. Nous attendons donc que, partout où il ira, les autorités compétentes agissent conformément à nos préoccupations en matière de sécurité », a-t-il ajouté.
Zakir Naik est recherché par la justice indienne pour des faits présumés de blanchiment d’argent et d’incitation à l’extrémisme à travers des discours de haine. Il a quitté l’Inde en 2016.
Le prédicateur islamique avait obtenu la résidence permanente en Malaisie sous le précédent gouvernement dirigé par Mahathir Mohamed.