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Le HMS Defender, l’un des six destroyers de Type 45 de la Royal Navy, est en pleine phase de modernisation majeure qui augmentera considérablement sa capacité en missiles.

Des images partagées par l’observateur naval Steve Wenham dévoilent l’installation d’un nouveau système de lancement vertical (VLS) de 24 cellules dédié au missile sol-air Sea Ceptor.

Ce silo vient s’ajouter devant les lanceurs Sylver A50 déjà en place sur le Defender, qui accueillent actuellement la famille de missiles Aster à longue portée. Les travaux menés à Portsmouth montrent des préparatifs avancés en vue de cette installation.

Cette modification représente un gain de puissance de feu important. Le Sea Ceptor, également connu sous le nom de Common Anti-air Modular Missile (CAMM), offre une protection à courte et moyenne portée contre les avions et missiles. En ajoutant 24 cellules dédiées au CAMM, la capacité de défense aérienne rapprochée du Defender augmente d’environ 50 %. De plus, cette transformation libère toutes les 48 cellules Sylver, désormais entièrement consacrées aux intercepteurs Aster 30 à longue portée.

Concrètement, cette rénovation permet à un destroyer de Type 45 de disposer à la fois d’un plus grand nombre de missiles et d’un équilibre optimisé entre défense aérienne à longue distance et protection rapprochée. Ce travail s’inscrit dans un programme plus large de phases d’amélioration (« Capability Insertion Periods ») destiné à prolonger la durée de vie des destroyers tout en comblant des lacunes historiques dans leur armement.

Le Sea Ceptor a déjà fait ses preuves en mer à bord des frégates Type 23 de la Royal Navy et constitue un élément clé des futurs programmes Type 26 et Type 31. Il utilise une poursuite radar active et un système de lancement « soft launch », ce qui permet d’emporter davantage de missiles dans des cellules verticales compactes. Le système est capable d’engager plusieurs cibles simultanément tout en offrant une forte résistance aux contre-mesures électroniques.

Pour le Defender, cette mise à niveau rapproche le navire de la défense aérienne stratifiée observée dans les flottes européennes comparables, où la combinaison d’intercepteurs à longue et courte portée est la norme. Elle renforce également sa capacité à opérer de manière autonome dans des environnements contestés ou à assurer un rôle d’escorte haut de gamme pour les groupes aéronavals et amphibies.

Une fois achevée, la refonte du Defender constituera l’une des améliorations les plus visibles et significatives en termes de capacité missile pour un navire de guerre de la Royal Navy depuis des décennies.