Article de 608 mots ⏱️ 3 min de lecture

Un navire-cargo battant pavillon russe, évoluant à environ 3 kilomètres des côtes britanniques près de Minehead, a été sommé de quitter les eaux territoriales du Royaume-Uni.

Au cours des dernières 24 heures, les autorités ont surveillé un navire russe au large des côtes du Somerset. Le cargo Sinegorsk est entré dans le canal de Bristol il y a environ 24 heures, après avoir quitté Arkhangelsk, avant d’évoluer à proximité des côtes du North Somerset. Durant cette période, le navire a modifié sa trajectoire à plusieurs reprises et a parfois ralenti jusqu’à presque s’immobiliser. Le navire a désormais quitté la zone.

Les données suivies indiquent que le navire est resté plusieurs heures à l’intérieur des eaux territoriales britanniques avant de partir. Aucune information ne laisse penser qu’il ait tenté d’accoster dans un port britannique ni d’utiliser des services portuaires durant son séjour au large du Somerset.

Il est également important de noter que le navire a franchi des zones où passent des câbles sous-marins de télécommunications, comme le montre la carte ci-dessous.

Carte des câbles sous-marins

Un avion de la garde côtière britannique a également été observé en mission au large durant cette période, selon les informations publiques de suivi de vol. Interrogé à ce sujet, le ministère des Transports a indiqué que le navire était entré dans les eaux britanniques pour effectuer des réparations de sécurité essentielles. Un porte-parole a déclaré :

« Nous avons adressé un avertissement clair au navire SINEGORSK, lui ordonnant de quitter les eaux britanniques après son entrée pour des réparations de sécurité indispensables. Cette directive a été respectée et le navire quitte désormais nos eaux. »

Dans le cadre des sanctions britanniques mises en place après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les navires battant pavillon russe sont interdits d’entrée dans les ports du Royaume-Uni. Cependant, ces mesures ne traduisent pas une exclusion totale des eaux territoriales, qui restent accessibles à condition de respecter le droit maritime et les instructions des autorités. Ainsi, il n’est pas illégal pour un navire russe de pénétrer dans les eaux britanniques, notamment pour des raisons de sécurité ou pour effectuer des réparations. À ce jour, rien ne permet de considérer ce navire comme appartenant à la « flotte fantôme » russe.

Un porte-parole du ministère de la Défense a souligné :

« Dissuader, perturber et affaiblir la flotte fantôme russe est une priorité pour notre gouvernement. Avec nos alliés, nous renforçons nos actions contre ces navires. Nous sommes pleinement conscients des menaces que représente la Russie, notamment ses tentatives de cartographier les câbles sous-marins, les réseaux et les pipelines appartenant au Royaume-Uni et à nos alliés. Nous faisons face à ces menaces de manière directe. La Royal Navy surveille constamment nos eaux, en protégeant notamment les infrastructures critiques telles que les câbles sous-marins et les structures offshore. »

Bien qu’aucun élément ne laisse penser que Sinegorsk ait mené de telles activités au large du Somerset, les autorités maintiennent une surveillance rigoureuse du domaine maritime, notamment dans les zones à fort trafic maritime et aux abords des infrastructures nationales essentielles.

Le gouvernement britannique a indiqué avoir sanctionné plus de 500 pétroliers liés à la flotte fantôme russe, ainsi que seize méthaniers.

Le canal de Bristol est l’un des environnements maritimes les plus fréquentés et les plus complexes du Royaume-Uni, avec une densité commerciale élevée et certaines des plus fortes marées au monde.