Le ministre de la Défense Rajnath Singh a déclaré dimanche que les forces armées « auraient pu faire bien plus » lors de l’opération Sindoor, menée après l’attaque terroriste de Pahalgam, mais qu’elles avaient délibérément choisi une réponse « retenue » et « calibrée ».
Cette opération, réalisée en mai, a démontré à la fois la capacité et la discipline des forces indiennes, qui ont neutralisé les menaces terroristes sans provoquer d’escalade, a souligné Rajnath Singh. « Pendant l’opération Sindoor, la coordination entre nos forces armées, l’administration civile et les habitants des zones frontalières a été remarquable. J’exprime ma gratitude envers chaque citoyen du Ladakh ainsi que des zones frontalières pour leur soutien envers nos forces armées », a-t-il affirmé à l’issue de l’inauguration de 125 projets d’infrastructure réalisés par l’Organisation des Routes Frontalières (BRO) dans différentes régions du pays.
« Cette coordination est ce qui définit notre identité. C’est ce lien mutuel qui nous confère une identité unique au monde », a ajouté le ministre.
« Il y a quelques mois seulement, face à l’horrible attaque terroriste de Pahalgam, nos forces armées ont mené l’opération Sindoor, et le monde sait comment elles ont neutralisé les terroristes. Bien sûr, nous aurions pu faire davantage si nous l’avions voulu, mais nos soldats ont fait preuve non seulement de bravoure, mais aussi de retenue, en ne faisant que ce qui était strictement nécessaire », a précisé Rajnath Singh.
Il a insisté sur le fait que le succès de cette vaste opération a été possible grâce à une connectivité solide : « Nos forces armées ont pu acheminer la logistique dans les temps. La connectivité avec les zones frontalières a également été maintenue, ce qui a permis à l’opération Sindoor d’être une réussite historique. »
Le ministre a souligné que l’amélioration des infrastructures dans les régions frontalières transforme la sécurité à plusieurs niveaux, en permettant aux troupes d’opérer plus efficacement dans des terrains difficiles. « Aujourd’hui, nos soldats tiennent bon dans des zones compliquées car ils disposent de routes, de systèmes de communication en temps réel, du soutien satellite, de réseaux de surveillance et d’une logistique performante. Chaque minute, chaque seconde d’un soldat déployé en frontière compte énormément. La connectivité ne doit donc pas être considérée uniquement comme des réseaux, fibres optiques, drones ou radars, mais comme la colonne vertébrale de notre sécurité », a-t-il expliqué.
Rajnath Singh a ajouté que sa capacité à rencontrer les forces armées partout dans le pays repose avant tout sur la solidité des réseaux de communication et de la connectivité.
« La communication ne se limite pas aux infrastructures. C’est un concept très large. Elle est essentielle à la paix, à l’harmonie et à la compréhension dans la société », a-t-il déclaré, en précisant que le gouvernement s’emploie sans relâche à renforcer la communication et la connectivité dans toutes les zones frontalières, y compris le Ladakh.
Le gouvernement central œuvre avec détermination pour le développement global des territoires frontaliers, a-t-il conclu.
« Notre gouvernement, nos forces armées et des organisations comme la BRO sont à vos côtés. Nous devons continuer à renforcer ce lien afin que notre relation ne soit jamais affectée par des éléments extérieurs », a-t-il ajouté.
Enfin, Rajnath Singh a souligné que cette amélioration des infrastructures ne se limite pas à la sécurité, mais stimule également la croissance économique.
En citant une croissance du PIB de 8,2 % au second trimestre 2025-2026, il a attribué ce dynamisme à des réseaux de communication et de connectivité renforcés, soutenus par les politiques favorables à la croissance et les réformes à l’échelle nationale.