Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé que les États-Unis sont intervenus dans la résolution du conflit entre l’Inde et le Pakistan, une situation que le président Donald Trump a plusieurs fois revendiquée avoir contribué à apaiser cette année. Selon Rubio, Trump fait de la médiation une priorité majeure de sa politique étrangère.
Jusqu’à présent, Donald Trump a revendiqué à près de 70 reprises d’avoir stoppé le conflit indo-pakistanais. Marco Rubio a précisé que les États-Unis restent engagés à travers le monde, y compris dans des conflits qui ne sont pas toujours au cœur de l’actualité quotidienne américaine.
« Le président a fait de la paix une priorité, et nous sommes impliqués partout où cela est nécessaire, que ce soit en Russie, en Ukraine, entre l’Inde et le Pakistan, ou encore en Thaïlande et au Cambodge, qui restent des zones de tension », a déclaré Rubio lors d’une conférence de presse de fin d’année vendredi.
Il a souligné que certains conflits réglés avec l’appui américain sont enracinés dans des rivalités profondes et anciennes, mais que les États-Unis restent prêts à agir et à apporter leur aide. « Nous sommes perçus, dans de nombreux cas, comme un acteur indispensable. C’est un rôle dont le président est très fier, car il s’engage personnellement pour la promotion de la paix à travers le monde. »
En mai 2024, l’Inde avait lancé l’Opération Sindoor, une opération ciblant les infrastructures terroristes au Pakistan et au Cachemire sous contrôle pakistanais, en représailles à l’attaque du 22 avril à Pahalgam ayant fait 26 victimes civiles. Après quatre jours d’échanges intenses de drones et de missiles aux frontières, l’Inde et le Pakistan étaient parvenus à un accord le 10 mai pour mettre fin aux hostilités.
Officiellement, New Delhi a toujours nié toute intervention de tiers dans la résolution de ce conflit.
Concernant les tensions entre la Chine et le Japon, Rubio a expliqué que cette dynamique régionale doit être équilibrée. « Nous sommes convaincus que nous pouvons maintenir notre solide alliance avec le Japon tout en trouvant des moyens constructifs de collaborer avec le Parti communiste chinois et le gouvernement chinois. »
Il a ajouté que la Chine restera un pays puissant et une force majeure de la géopolitique mondiale, soulignant la nécessité d’entretenir des relations et des partenariats pragmatiques. « Les deux parties sont assez matures pour reconnaître qu’il y aura des tensions à court et moyen terme, mais nous devons identifier les domaines où une coopération est possible. »
Rubio a insisté sur la nécessité de trouver des opportunités de collaboration sans compromettre l’engagement ferme des États-Unis envers leurs alliés dans la région Indo-Pacifique, citant notamment le Japon, la Corée du Sud, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Enfin, à propos de la présence éventuelle de troupes américaines à Gaza pour des missions de maintien de la paix, Rubio a déclaré que Washington attend encore des précisions sur le mandat opérationnel et le financement avant de parvenir à un engagement ferme. « Nous sommes très reconnaissants envers le Pakistan pour sa proposition de participer, ou tout du moins pour envisager cette participation. Nous leur devons encore quelques réponses avant de pouvoir solliciter un engagement concret. »
Il a ajouté que le rôle du Pakistan serait clé en cas de confirmation de son implication, mais que des clarifications supplémentaires sont nécessaires avant d’aller plus loin.