Dans une importante évolution de son programme de développement de missiles, le Pakistan a présenté le Fatah-4, un missile de croisière sol-sol conçu pour pallier les faiblesses révélées par le système de défense aérienne indien Akash lors de l’Opération Sindoor. Les versions précédentes, le Fatah-1 et le Fatah-2, qui sont des roquettes d’artillerie à courte portée, avaient été à plusieurs reprises neutralisées par le réseau de défense aérienne avancé de l’Inde, poussant ainsi le Pakistan à développer une arme plus sophistiquée capable de contester les capacités défensives indiennes.

Le Fatah-4 marque une rupture nette avec ses prédécesseurs, intégrant des technologies avancées pour accroître à la fois sa survie et son efficacité sur le champ de bataille. Contrairement aux Fatah-1 et Fatah-2, qui étaient des roquettes d’artillerie relativement simples, le Fatah-4 est un missile de croisière dont la portée dépasse 750 kilomètres. Sa trajectoire de vol rase-mottes est conçue pour réduire la détection radar en minimisant son exposition aux systèmes de défense ennemis.

Doté d’un système de guidage basé sur l’intelligence artificielle, ce missile est capable de suivre des cibles fixes ou mobiles avec une probabilité d’erreur circulaire (CEP) inférieure à 5 mètres, même en présence de brouillage électronique. Cette précision accrue fait du Fatah-4 une menace redoutable contre une large gamme de cibles stratégiques.