Depuis l’année dernière, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, ont convenu d’examiner de manière approfondie les pétroliers associés à ce que l’on appelle la « flotte fantôme » russe. Toutefois, à cette époque, la République fédérale d’Allemagne n’avait pas encore pris d’engagements concrets, contrairement à d’autres États. Cette situation a récemment évolué : au large de Fehmarn, des navires-citernes à destination de l’Est feront désormais l’objet de contrôles ciblés portant sur leur couverture d’assurance.
Cette initiative vise à renforcer la surveillance des navires soupçonnés d’appartenir à la flotte fantôme russe, qui joue un rôle clé dans le maintien des exportations pétrolières malgré les sanctions internationales. En interrogeant les capitaines ou les responsables sur leur protection assurantielle, les autorités allemandes cherchent à vérifier la conformité de ces navires avec les régulations maritimes et les embargos en vigueur.
La notion de « flotte fantôme » désigne un ensemble de navires souvent enregistrés sous pavillon de complaisance et opérant dans des conditions opaques pour contourner les restrictions à l’exportation. Ce contrôle accru peut contribuer à limiter le passage des hydrocarbures russes sur les marchés internationaux, notamment en Europe.