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Une étude récente de la Société allemande des hôpitaux, publiée la semaine dernière, est passée quasiment inaperçue. Pourtant, ses conclusions sont pour le moins alarmantes : seulement pour renforcer la résilience face aux cyberattaques et à la sabotage, un investissement d’environ 2,7 milliards d’euros est nécessaire. En cas d’alliance militaire, ce besoin grimpe à 4,9 milliards d’euros, et en situation de défense nationale, il atteint entre 14 et 15 milliards d’euros.

Le système hospitalier allemand semble donc peu préparé aux crises majeures. Sa capacité à fonctionner sous pression reste sérieusement mise en doute :

À court terme, il est impératif d’améliorer la sécurité des systèmes informatiques et des communications, tout en assurant la protection directe des hôpitaux par des services de sécurité et de gardiennage. Le renforcement des ressources humaines par des formations spécifiques et l’aménagement de zones de travail et de soins sécurisées sont également urgents. À plus long terme, il faudra envisager des infrastructures adaptées, comme la construction de nouvelles installations hospitalières intégrant des blocs opératoires souterrains protégés, à l’image de ce qui existe déjà en Finlande.