Le premier satellite de détection de missiles géostationnaire de nouvelle génération, plus performant et plus résilient, conçu par Lockheed Martin pour un espace de plus en plus contesté, a réussi ses tests environnementaux.

Le premier satellite de détection des missiles en orbite géostationnaire de nouvelle génération (Next-Gen OPIR GEO, Block 0) vient de terminer avec succès ses essais en chambre à vide thermique (TVAC) et ses tests acoustiques. Ces phases ont été réalisées dans les installations de Lockheed Martin Space à Sunnyvale, en Californie, et confirment que le satellite est prêt pour sa livraison.

Lors des tests TVAC, le satellite Next-Gen OPIR GEO a été soumis à un environnement spatial simulé rigoureux, démontrant sa capacité à fonctionner et à résister aux températures extrêmes et aux pressions rencontrées lors d’une longue mission en orbite géostationnaire. Les essais acoustiques ont quant à eux confirmé la résistance du satellite aux fortes vibrations qu’il subira lors de son lancement.

Après la réussite de ces tests environnementaux, le satellite entre désormais en phase finale d’intégration des systèmes, incluant les tests des liaisons avec les différents systèmes terrestres.

« Next-Gen OPIR GEO renforcera la surveillance globale et permanente des menaces de missiles pour les États-Unis », a déclaré Joe Rickers, Vice-président des programmes de transport, suivi et alerte chez Lockheed Martin. « Avec le premier satellite Next-Gen OPIR GEO bientôt prêt à être lancé, Lockheed Martin est pleinement engagé pour soutenir la mission gouvernementale de protection des États-Unis. »

Un enjeu majeur face à la montée des menaces balistiques

Positionné en orbite géostationnaire, à environ 36 000 kilomètres d’altitude, le satellite Next-Gen OPIR GEO bénéficiera d’un champ de vision inégalé sur les latitudes moyennes de la Terre, lui permettant de détecter les missiles balistiques, les armes hypersoniques et autres menaces à destination des États-Unis et de leurs alliés.

Ses capteurs de nouvelle génération sont spécialement conçus pour repérer les menaces émergentes, notamment les missiles dont la phase de propulsion est plus rapide et les signatures infrarouges plus faibles. Construit sur la plateforme éprouvée LM 2100™ de Lockheed Martin, ce satellite intègre également des caractéristiques de résilience pour contrer les menaces spatiales, comme les contre-mesures adverses.

Ce programme pionnier Next-Gen OPIR GEO viendra renforcer et remplacer à terme le Space Based Infrared System (SBIRS), système d’alerte précoce par satellite développé par Lockheed Martin et déjà opérationnel en combat, qui protège les forces américaines et leurs alliés des attaques balistiques.

En 2024, SBIRS a permis la détection rapide et l’avertissement précoce de centaines de missiles lancés contre Israël, facilitant le suivi et l’interception des menaces par les États-Unis et leurs alliés. En 2020, SBIRS a aussi joué un rôle crucial pour protéger les forces américaines à la base aérienne d’Al-Asad en Irak lors d’une attaque balistique.

Une contribution clé à une défense nationale multi-couches

« La meilleure défense américaine commence toujours par la détection la plus anticipée possible des menaces – et cette alerte vient de l’observation spatiale », a expliqué Jeff Schrader, Vice-président chargé de la stratégie et du développement commercial chez Lockheed Martin. « Fort du retour d’expérience accumulé, Next-Gen OPIR GEO fournira des données critiques et en temps réel pour alimenter les systèmes multi-couches de défense antimissile du pays. »

Les satellites Next-Gen OPIR GEO fonctionneront en synergie avec SBIRS et les futures plateformes Next-Gen OPIR en orbite polaire. Ensemble, ils constitueront un réseau résilient et intégré, assurant une capacité nationale renforcée de détection, de suivi et de défense contre les menaces balistiques.