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Le Budget d’automne ouvre la voie à une politique de défense plus ambitieuse, estime PwC, après la décision du Chancelier de confirmer une hausse des dépenses de défense à 2,6 % du PIB d’ici avril.

Ian Hillier, responsable de la défense au sein de PwC Royaume-Uni, souligne que cet engagement intervient alors que le Parlement est alerté sur l’incapacité actuelle de la base industrielle britannique à soutenir une défense collective durable. Selon lui, le fort soutien populaire en faveur d’un renforcement militaire offre une « licence pour être audacieux dans la poursuite des investissements continus ».

Hillier attire également l’attention sur le projet du Chancelier visant à réformer les dispositifs de capital-risque pour dynamiser les entreprises à forte croissance.

Il remarque que les États-Unis et l’Allemagne utilisent déjà des modèles de financement par capital-risque dans leurs processus d’achat pour accélérer l’adoption des technologies de défense émergentes, suggérant que des approches similaires pourraient offrir un avantage au Royaume-Uni. « Si l’adoption de schémas alternatifs de financement privé peut être appliquée au secteur de la défense, il y a une opportunité de mieux mobiliser la puissance financière considérable du Royaume-Uni au service de la sécurité nationale », explique-t-il.

Les recherches récentes de PwC, synthétisées dans l’étude Forces for Change, confirment cette logique. Selon le cabinet, deux tiers de la population soutiennent désormais le renforcement des forces armées et estiment que l’amélioration de la base industrielle est indispensable. Ces résultats mettent une pression supplémentaire sur les ministres pour qu’ils traduisent les discours sur la résilience en investissements concrets et réformes opérationnelles.