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Quatorze pays se sont retrouvés au large des côtes britanniques pour un exercice multinational d’envergure consacré à la guerre des mines marines, marquant la fin de deux semaines d’opérations intensives.

Les forces navales issues de l’OTAN et d’autres nations ont collaboré du 30 juin au 11 juillet lors d’exercices conjoints de chasse aux mines, de neutralisation d’engins explosifs et de tests de systèmes robotiques.

Mené par les États-Unis en collaboration avec le Royaume-Uni, cet exercice visait à renforcer la coordination et l’intégration des alliés dans des scénarios maritimes de haute intensité.

Selon un communiqué de la 6e Flotte américaine, les pays participants comprenaient la Bulgarie, le Danemark, l’Estonie, la France, la Géorgie, la Grèce, la Lettonie, la Pologne, l’Espagne, la Suède, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Les opérations se sont concentrées autour du port de Portland et des eaux avoisinantes, où les forces déployèrent un large éventail de moyens : véhicules télécommandés, systèmes sous-marins autonomes, guerre électronique ainsi que des équipes de plongeurs spécialisées en sauvetage et neutralisation.

Une démonstration finale a combiné les moyens de contre-mesures antimines avec une conscience situationnelle en temps réel et un commandement multi-domaines, simulant des menaces complexes afin de tester la réaction de la coalition sous pression.

« La mission de la Marine américaine est de maintenir les mers ouvertes. Les mines en limitent l’accès. Notre force de guerre des mines est réduite, nous dépendons donc fortement de nos partenaires et alliés. Ces exercices garantissent notre capacité à interopérer et à mener ensemble des opérations contre les mines », a déclaré le capitaine William Williams, commodore du Groupe 6 de Guerre des Mines.

Sea Breeze, qui existe depuis 1997, a traditionnellement été organisé conjointement par les États-Unis et l’Ukraine. Si ses premières éditions se concentraient sur la mer Noire, Sea Breeze 25-2 illustre aujourd’hui l’effort allié pour appliquer la doctrine de la guerre des mines dans d’autres zones à haut risque, notamment en Europe du Nord et aux approches de l’Atlantique Nord.

Cette année, l’exercice a été divisé en deux phases : Sea Breeze 25-1, en juin en Roumanie, puis Sea Breeze 25-2 dans les eaux britanniques début juillet. D’après la 6e Flotte américaine, ces deux volets ont pour objectif d’étendre l’interopérabilité entre les domaines maritime, terrestre et aérien, à un moment où l’accès maritime et la guerre du fond marin suscitent une inquiétude croissante.