La semaine dernière, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a rétabli l’utilisation des opérations psychologiques (PSYOP) pour désigner les actions planifiées visant à diffuser des informations sélectionnées et des indicateurs à des publics étrangers, dans le but d’influencer leurs émotions, motivations, raisonnements objectifs et, in fine, leur comportement, afin de favoriser les objectifs du département de la Guerre.
Cette décision corrige un choix effectué en 2010, qui avait remplacé le terme historique de PSYOP, utilisé depuis le début de la Guerre froide, par celui d’opérations de soutien à l’information militaire (MISO). Ce terme, MISO, avait suscité une grande confusion au sein des forces armées. Contrairement à PSYOP, dont la signification est claire, MISO restait obscur. Heureusement, cette ambiguïté est désormais levée.
La note de mise en œuvre précise que « forts de quinze années supplémentaires de recul, il est apparu clairement que le terme PSYOP correspond davantage aux fonctions exercées, clarifie la communication, élimine la confusion et soutient directement mes priorités visant à rétablir la dissuasion et à raviver l’esprit guerrier ».
En raison des nombreuses questions doctrinales et budgétaires impliquées, la mise en œuvre complète de ce changement à l’échelle du département est prévue d’ici la fin de l’exercice fiscal 2026.