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Les lords travaillistes Robertson et West ont profité du podcast récent Lord Speaker’s Corner pour analyser la position de Pékin et New Delhi dans le contexte géopolitique mondial, insistant sur la nécessité pour l’Occident d’adapter sa politique aux réalités structurelles à long terme.

Interrogé sur la possibilité d’éloigner la Chine et l’Inde de Moscou, Lord West a estimé que la pression économique pourrait influencer Pékin, précisant que « des sanctions secondaires auraient un impact sur Xi Jinping et pourraient effectivement commencer à l’éloigner » de la Russie.

Il a néanmoins souligné que « si ce n’est pas dans leur intérêt, celui de la Chine, ils ne le feront pas », tout en notant que « ils n’éprouvent aucun attachement pour la Russie ».

Concernant l’Inde, la situation est plus complexe, selon lui, car « l’Inde a beaucoup profité du pétrole russe ».

Lord Robertson a rappelé que la dépendance indienne à l’égard de la Russie pour le matériel militaire est ancienne, expliquant que « les équipements que nous produisons sont bien trop uniques, spécialisés et coûteux. Ils dépendent donc de la Russie à ce titre ». Il a ajouté que les récentes sanctions américaines ont conduit New Delhi à annuler certains contrats pétroliers avec Moscou.

Les deux lords ont décrit la Chine comme un défi stratégique durable. Lord Robertson a réaffirmé : « il faut dialoguer avec la Chine, tout en reconnaissant qu’elle constituera une menace future sur le plan militaire, commercial et diplomatique ». Il a précisé qu’« il est probablement préférable de qualifier les Chinois de problème plutôt que de menace pour l’instant ».

Lord West a évoqué le récent rapport sur la Chine du Comité du renseignement et de la sécurité, soulignant qu’il « recensait tous les problèmes liés à la Chine et les domaines où elle nous cause des difficultés ». Il a insisté sur le fait que Pékin représente une inquiétude à long terme en raison de « cette alliance contre-nature entre la population, les industriels et le parti », qui soutient la pérennité du régime à parti unique.

Le débat a également abordé l’accord AUKUS. Lord West l’a qualifié de « pacte brillant », mettant en lumière l’alliance entre les sous-marins nucléaires et des technologies avancées telles que les systèmes hypersoniques et l’intelligence artificielle. Lord Robertson a ajouté que ce partenariat envoie un signal clair aux pays de la région, montrant que le Royaume-Uni et les États-Unis restent engagés, déclarant : « cela prouve que nous sommes toujours impliqués, toujours intéressés, et que nous reconnaissons l’existence d’un défi de long terme avec la Chine ».