Robin Radar Systems annonce une amélioration majeure de son radar anti-drones IRIS, augmentant la portée de détection de 5 km à 12 km. Cette avancée, développée grâce aux retours d’expérience des opérateurs ukrainiens, offre un temps de réaction crucial face aux munitions planantes Shahed.
Le nouveau « mode longue portée » a été testé en Ukraine, où les drones Shahed représentent une menace quasi quotidienne pour les infrastructures. Selon Robin Radar, la capacité à détecter des drones volant à plus de 180 km/h jusqu’à 12 km pourrait faire la différence entre une interception réussie et une attaque sur des sites sensibles.
Contrairement aux radars volumineux utilisés pour le suivi des missiles, l’IRIS est un système compact et mobile, déployable en quelques minutes. L’entreprise souligne que cette nouvelle fonctionnalité est activée uniquement par une mise à jour logicielle, sans modification matérielle, ce qui permet de moderniser toutes les unités IRIS déjà en service.
Robin Radar positionne l’IRIS comme une solution anti-drone à coût relativement faible, intégrable dans des architectures multi-capteurs, offrant ainsi aux armées et agences de sécurité une option clé en main pour une défense en couches. Cette mise à niveau sera déployée non seulement auprès des forces ukrainiennes, mais également pour les ministères européens de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que pour la direction Science & Technologie du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis.
Siete Hamminga, PDG de Robin Radar Systems, a déclaré :
« Cette mise à jour représente un véritable changement dans les capacités des radars anti-drones. En écoutant nos utilisateurs en première ligne, nous avons redéfini les performances d’un système standard, fournissant une solution éprouvée au combat maintenant disponible à l’échelle mondiale. »
Kristian Brost, directeur général de Robin Radar USA, a ajouté :
« Cette amélioration ne se limite pas à la portée – elle concerne aussi le temps. Chaque kilomètre supplémentaire de détection offre plus de secondes précieuses pour réagir, plus d’opportunités de protéger les infrastructures critiques, et in fine, plus de vies sauvées. En réalisant cette avancée uniquement par logiciel, nous démontrons que l’avantage décisif en défense anti-drone ne se construit plus seulement matériellement – il s’écrit aussi en codes informatiques. »
La société présentera son système cette semaine au salon DSEI de Londres, sur le stand N11-222, mettant en avant cette amélioration longue portée comme une solution éprouvée et immédiatement opérationnelle pour lutter contre les drones sur les champs de bataille modernes.