Dans un engagement fort envers le secteur de la défense indien, le géant britannique de l’aérospatiale Rolls-Royce a confirmé qu’il restait « très présent dans la course » pour co-développer le moteur du chasseur furtif indien de cinquième génération, l’Advanced Medium Combat Aircraft (AMCA). Cette déclaration intervient alors que des rapports favorisent le français Safran comme principal candidat, et marque une nouvelle tentative de Rolls-Royce pour jouer un rôle clé dans l’un des programmes de défense les plus stratégiques de l’Inde. Le gouvernement indien, qui devrait prendre une décision finale d’ici fin 2025, pourrait voir cette compétition redéfinir ses capacités en moteurs d’aéronefs et sa trajectoire vers l’autonomie technologique.

Développé par l’Aeronautical Development Agency (ADA) sous l’égide de la Defence Research and Development Organisation (DRDO), l’AMCA représente le projet-phare de l’Inde visant à déployer un chasseur furtif d’ici 2035. Si la version Mk-1 de l’AMCA s’appuiera sur les moteurs F414 du constructeur américain General Electric (poussée de 98 kN), la variante Mk-2 nécessite un moteur indigène dans la classe des 110 à 130 kN, capable de répondre aux exigences avancées en termes de performance et de furtivité.

Ce moteur est non seulement essentiel pour l’AMCA, mais il est aussi envisagé comme une plateforme évolutive pour des programmes futurs, notamment les chasseurs de sixième génération et les avions bimoteurs embarqués destinés à la marine indienne.