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La Roumanie mise résolument sur l’acquisition de 32 avions F-35, délaissant pour l’instant les corvettes et sous-marins. Ce choix illustre une orientation claire vers les équipements américains, avec un budget estimé à 6,5 milliards de dollars pour la première phase.

Le ministère roumain de la Défense a récemment soumis au Parlement un projet d’achat de 48 avions de combat F-35, répartis en deux escadrons de 16 appareils dans un premier temps, suivis d’un troisième escadron de 16 avions. La première étape de ce programme est évaluée à 6,5 milliards de dollars hors taxes. Ce montant représente l’investissement le plus important réalisé par la Roumanie depuis l’acquisition du système de défense antimissile Patriot, pour un total de 3,9 milliards de dollars, et des lance-roquettes HIMARS, achetés pour 1,25 milliard dans le cadre du programme Foreign Military Sales (FMS). Il intervient moins d’un an après l’arrivée de F-16 d’occasion provenant du Portugal et de la Norvège.

Ce choix stratégique traduit une priorité donnée à la modernisation rapide de l’armée de l’air et du potentiel terrestre, déjà renforcé par la commande de chars M1A2 Abrams d’une valeur de 1,2 milliard de dollars. En revanche, la marine roumaine ne bénéficie pas des mêmes investissements, alors que la mer Noire prend une importance stratégique croissante. Le gouvernement a en effet abandonné sans explication convaincante les projets d’achat de corvettes et de sous-marins, malgré l’organisation préalable d’appels d’offres distincts.

Cette décision a particulièrement déçu la marine roumaine ainsi que les chantiers navals étrangers, notamment français et italiens, qui avaient participé aux consultations. Leur engagement, appelé à se déployer à deux reprises dans ces projets, n’a finalement pas abouti, laissant le secteur naval roumain sans nouvelles capacités majeures à court terme.