Le Royaume-Uni se dit prêt à combattre au sein d’une réponse collective de l’OTAN d’ici 2025, même si des dirigeants militaires reconnaissent que des risques subsistent quant à sa capacité opérationnelle.

Interrogé par le député Fred Thomas sur la capacité des forces armées britanniques à réagir efficacement à une attaque russe imprévisible sur le flanc est de l’OTAN, le secrétaire à la Défense, John Healey, a souligné les déploiements déjà en place : « En Estonie, nous avons déjà environ 1 000 soldats, avec une intégration des dispositifs de dissuasion, de planification et d’exercices de défense en collaboration étroite avec les forces estoniennes. »

Il a insisté sur le fait que la réponse serait collective : « Nous ne répondrions pas seulement en tant que Royaume-Uni. Nous réagirions en tant que membre des 32 pays de l’Alliance atlantique. » Cette cohésion, selon lui, a jusqu’ici servi de moyen de dissuasion contre la Russie et soutient les engagements britanniques réaffirmés dans la Revue stratégique de défense.

Toutefois, lorsqu’on lui a demandé de préciser quels moyens supplémentaires le Royaume-Uni pourrait déployer au-delà de cette mission en Estonie, la général Dame Sharon Nesmith, vice-cheffe d’état-major de la Défense, a préféré ne pas avancer de chiffres précis, tout en reconnaissant avec franchise : « Nous serions les premiers à dire que, bien sûr, nous serions prêts à combattre, mais nous admettons aussi qu’il existe des risques quant à notre capacité à le faire. »

Elle a présenté la Revue stratégique de défense et les réformes associées comme une réponse directe à ces lacunes capacitaires : « Tout ce que nous avons évoqué jusqu’ici dans la revue et les réformes vise à nous rendre plus létaux et plus forts, en tant que partie intégrante d’une OTAN plus robuste. »

John Healey a confirmé l’implication du Royaume-Uni dans la planification de la défense de l’OTAN : « L’OTAN dispose d’un plan pour ce que vous décrivez exactement. Le Royaume-Uni a des rôles spécifiques dans ce dispositif, et en cas d’action de la Russie, c’est cette réponse qu’elle doit anticiper. »