Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a appelé à une accélération urgente de la production des systèmes de défense aérienne et des munitions, alors que les ministres de la Défense se préparent à se réunir à Bruxelles face à des pressions sécuritaires croissantes liées à la Russie.
Lors d’une allocution au siège de l’OTAN avant la réunion ministérielle, Mark Rutte a souligné que l’augmentation des dépenses de défense doit désormais se traduire en capacités concrètes. Il a insisté sur le fait que la capacité de l’Alliance à dissuader et défendre dépend de la rapidité et de l’ampleur avec lesquelles l’industrie peut livrer les équipements nécessaires.
« Alors que les Alliés investissent davantage, il est crucial que les capacités dont nous avons besoin soient effectivement disponibles à l’achat », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général a identifié la défense aérienne comme une priorité majeure, aux côtés de la constitution de stocks de munitions et de la résilience des chaînes d’approvisionnement. « Nous devons produire davantage. Cela signifie plus de systèmes de défense aérienne, plus de munitions, et des chaînes d’approvisionnement renforcées à travers l’Alliance », a-t-il précisé.
Mark Rutte a également appelé l’OTAN et les gouvernements nationaux à accélérer l’adoption des nouvelles technologies et à simplifier les processus d’acquisition. Il a averti que tout retard dans la production compromettrait l’efficacité des engagements financiers croissants. « Nous devons aller plus vite, adopter de nouvelles technologies, accélérer les procédures d’achat, et garantir que notre industrie de défense puisse livrer rapidement et à grande échelle », a-t-il insisté.
Enfin, il a souligné que cet effort doit être transatlantique, arguant que l’expansion industrielle doit s’opérer des deux côtés de l’Atlantique si l’OTAN veut atteindre les objectifs en matière de capacités fixés lors du sommet de La Haye l’année dernière.
Ces déclarations interviennent alors que les ministres de l’OTAN se réunissent pour discuter des plans d’investissements en défense, de la mobilisation industrielle et du soutien continu à l’Ukraine.