Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a salué les engagements de l’Allemagne en matière de défense et présenté les priorités de l’OTAN lors d’une conférence de presse conjointe avec le chancelier fédéral allemand Friedrich Merz à Berlin.
Selon Rutte, les décisions prises lors du sommet de l’OTAN à La Haye ont établi une nouvelle norme en matière de dépenses de défense des alliés, avec un accord visant à consacrer 5 % du PIB à la défense et aux domaines connexes. Il a souligné le plan allemand de consacrer plus de 108 milliards d’euros à la sécurité et à la défense en 2026, ainsi que son objectif d’atteindre 3,5 % du PIB dès 2029 pour les besoins essentiels de défense.
Aux côtés de Friedrich Merz, Rutte a qualifié l’Allemagne de précurseur pour ses partenaires européens. Il a déclaré : « L’Allemagne montre l’exemple et envoie un signal important », mettant en avant ce que l’OTAN perçoit comme un tournant vers une responsabilité accrue de l’Europe et un meilleur partage du fardeau au sein de l’alliance.
Rutte a également détaillé les contributions militaires allemandes sur le flanc est de l’OTAN, mentionnant le rôle de l’Allemagne en tant que nation-cadre des forces terrestres avancées en Lituanie, sa participation aérienne à la police du ciel baltique, ainsi que ses activités navales en mer Baltique. Selon l’OTAN, ces déploiements visent à renforcer la dissuasion et protéger les infrastructures critiques.
Il a souligné le soutien continu de l’Allemagne à l’Ukraine, insistant sur le fait que cette aide contribue à la défense de l’Ukraine mais aussi à la sécurité euro-atlantique dans son ensemble. Rutte a qualifié ce soutien d’« essentiel » pour parvenir à une fin de la guerre conforme aux critères de justice et de durabilité définis par l’OTAN.
Interrogé sur la Stratégie nationale de sécurité des États-Unis et l’élargissement de l’OTAN, Rutte a affirmé que le document reflète un engagement américain constant envers l’Europe et l’alliance. Il a estimé que les récentes décisions de l’OTAN, notamment sur les dépenses de défense, répondent aux préoccupations historiques des États-Unis concernant le partage inégal du fardeau. « Nous avons décidé collectivement d’atteindre ces 5 % », a-t-il précisé, rappelant que ces nouveaux objectifs rapprochent les investissements européens et canadiens des niveaux américains.
Enfin, Rutte a évoqué des initiatives telles que la Prioritised Ukraine Requirements List (PURL) et les efforts européens regroupés sous la Coalition of the Willing. Ces mesures, selon l’OTAN, sont conçues pour maintenir l’assistance militaire à l’Ukraine et préparer des arrangements sécuritaires à long terme.