La filiale allemande de la société canadienne Calian, SatService, a remporté un contrat auprès du ministère fédéral de la Défense allemand pour la fourniture d’une station sol satellite en bande Q/V destinée aux communications scientifiques et militaires.
Ce contrat est coordonné via l’Université des Forces armées fédérales de Munich.
Dans le cadre de cet accord, SatService prendra en charge la conception, la construction, les essais et la livraison d’une station sol complète, comprenant un système d’antenne de 4 mètres de diamètre.
Wilfried Megger, directeur général de SatService GmbH, a déclaré : « L’Allemagne et l’Union européenne investissent massivement dans les capacités de communications par satellite afin de sécuriser et protéger leur souveraineté. L’accès à de multiples bandes de fréquences est un élément essentiel de cette stratégie. »
Cette infrastructure fonctionnera dans la gamme de fréquences Q/V et prendra en charge les communications par satellite en orbite géostationnaire, une capacité actuellement indisponible à l’université.
Par ailleurs, la station offrira aux officiers stagiaires des forces armées allemandes un accès à des communications satellitaires sécurisées et à haute capacité, leur permettant ainsi une formation pratique aux opérations SATCOM.
Ils pourront notamment appréhender les avantages de l’orbite géostationnaire, tels que la couverture régionale continue, un débit de données accru et une meilleure résistance aux interférences.
Renforcement des capacités militaires spatiales
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où Berlin considère un large éventail d’investissements liés au spatial, avec des dépenses totales qui pourraient atteindre jusqu’à 35 milliards d’euros.
Parmi les projets annoncés figure le déploiement d’un réseau satellitaire militaire chiffré comprenant plus de 100 engins spatiaux dans les prochaines années.
De plus, l’an dernier, Rheinmetall et l’opérateur satellite finlandais ICEYE ont obtenu un contrat d’une valeur de 1,7 milliard d’euros auprès des forces armées allemandes afin de fournir des services de renseignement par satellite, via un accès à une constellation équipée de radars à synthèse d’ouverture (SAR).
Ce programme, géré par la coentreprise Rheinmetall ICEYE Space Solutions, est prévu jusqu’en 2030, avec des options de prolongation.