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Le ministère britannique de la Défense a indiqué que l’Ukraine aurait détruit au moins 14 hélicoptères de combat russes Ka-52 en l’espace de 24 heures, lors d’attaques ciblées contre deux aérodromes russes. Ces opérations auraient été menées à l’aide de missiles balistiques à longue portée ATACMS fournis par les États-Unis.

Selon une note de renseignement datée du 19 octobre, les pertes estimées incluent neuf hélicoptères détruits à Berdyansk et cinq autres à Louhansk, deux sites stratégiques dans les régions de Zaporizhzhia et Louhansk. Bien que l’ampleur précise des dégâts reste à confirmer, l’utilisation de ces missiles à plus de 150 kilomètres de portée marque une étape importante dans la capacité opérationnelle ukrainienne.

Cette offensive souligne également la pression croissante que subissent les lignes russes, qui dépendent de plus en plus d’unités d’escadres rotatives, notamment en raison de leurs faiblesses en matière de défense aérienne rapprochée à voilure fixe. Berdyansk est décrit comme un centre logistique et opérationnel majeur sur l’axe méridional, et des dégâts significatifs sur cette base pourraient sévèrement nuire aux capacités russes dans cette zone.

« Il existe une hypothèse crédible selon laquelle cet assaut contraindra la Russie à déplacer ses stations opérationnelles et ses points de commandement plus loin des zones de conflit, augmentant ainsi les exigences logistiques », souligne le rapport britannique.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé le 17 octobre que Kiev avait ciblé ces aérodromes avec des missiles ATACMS. Ces armements fournissent à l’Ukraine un avantage stratégique clé pendant cette phase cruciale du conflit dans l’est et le sud du pays.

Des analyses indépendantes, notamment de l’Institute for the Study of War (ISW), confirment des dommages importants sur l’aérodrome de Berdyansk, où les images satellites ont révélé des signes visibles de destruction et des mouvements d’hélicoptères russes. Les forces russes y stationnaient des Mi-24, Mi-28 et Ka-52 avant l’attaque, ce qui laisse supposer d’autres pertes matérielles.

Des frappes ciblées contre les Ka-52

Des images diffusées par des analystes ukrainiens montrent des impacts de sous-munitions en grappe M75 sur le fuselage d’un Ka-52. Ces projectiles ont provoqué de multiples perforations notamment près des moteurs et de l’alimentation en carburant, même si aucune combustion ou déformation majeure n’est visible à partir des images satellites. Ces dommages nécessitent toutefois des réparations longues et coûteuses, en particulier en raison des conditions météorologiques difficiles qui peuvent ralentir les opérations.

Plusieurs experts ukrainiens estiment d’ailleurs que certains Ka-52 endommagés pourraient être redéployés en l’état sur le front, faute de pouvoir être réparés rapidement.

Neutralisation de chasseurs MiG-29 ukrainiens

Dans le même temps, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir abattu sept chasseurs MiG-29 ukrainiens le 20 octobre. Selon le bilan des forces russes, 12 appareils ennemis ont été détruits la semaine précédente, incluant 10 MiG-29, deux avions d’attaque Su-25 et deux hélicoptères Mi-8.

L’analyste militaire Alexei Leonkov a attribué ces succès à la coordination efficace entre la reconnaissance aérienne et le contrôle du trafic aérien militaire, permettant de neutraliser rapidement ces aéronefs. Il a précisé que les avions russes étaient fréquemment la cible de missiles AGM-88 et de leurres, exigeant une riposte rapide.

Face à la perspective de livraisons d’avions occidentaux plus modernes comme les F-16, Eurofighter et Gripen à l’Ukraine, Leonkov souligne que la diversité des avions utilisés par Kiev, souvent assemblés sous supervision occidentale, complique davantage la défense russe.