Le général Manoj K. Katiyar, commandant en chef du Commandement Ouest de l’armée indienne, a averti mardi que toute nouvelle attaque pakistanaise ferait l’objet d’une riposte plus massive que celle menée lors de l’opération Sindoor.
Lors d’une rencontre avec la presse à l’occasion d’un rassemblement de vétérans, le lieutenant-général Katiyar a déclaré : « Depuis la guerre de 1965 jusqu’à l’opération Sindoor, la technologie a évolué, mais le courage de l’armée indienne est resté intact… Le Pakistan a récemment utilisé de nombreux drones, mais aucune attaque n’a abouti, même lorsqu’ils ont tenté de frapper les aéroports de Jammu et de Pathankot. Toutes ces attaques ont été stoppées par nos canons anti-aériens. »
« Si le Pakistan tente d’attaquer à nouveau, il recevra une réponse plus forte que lors de l’opération Sindoor, » a-t-il ajouté.
Le chef du Commandement Ouest a souligné que tant que la mentalité du Pakistan ne changera pas, ces attaques se poursuivront. Il a également averti qu’une Opération Sindoor 2.0 pourrait être déclenchée en cas d’escalade des actions terroristes.
Il a rappelé que l’opération Sindoor avait abouti à la destruction d’aérodromes et de postes pakistanais, mais que l’Inde reste prête à répondre encore plus vigoureusement à toute nouvelle agression.
Cette future contre-opération, qu’il a qualifiée de plus « meurtrière », viserait à dissuader définitivement les actes terroristes soutenus depuis le Pakistan.
Pour rappel, l’opération Sindoor, menée en représailles à l’attentat terroriste du 22 avril à Pahalgam, avait consisté en des frappes ciblées sur des infrastructures terroristes situées au Pakistan et dans la région pakistanaise du Cachemire occupé.
Le lieutenant-général Katiyar a insisté sur la nécessité d’un changement de mentalité au Pakistan, sans quoi celui-ci continuerait ses actions, tandis que l’armée indienne est prête à déjouer tous ces projets « néfastes ».
Lors de son allocution devant les vétérans, il a également célébré le 60e anniversaire de la guerre indo-pakistanaise de 1965, soulignant que le succès de l’opération Sindoor avait été possible grâce au soutien des autorités, des anciens combattants et de la population locale.
Il est important de rappeler que l’armée indienne assure la surveillance de la Ligne de Contrôle (LoC) longue de 740 km dans la région du Jammu-et-Cachemire, tandis que la Force de Sécurité des Frontières (BSF) patrouille la frontière internationale de 240 km dans ce territoire de l’union indienne.