Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) alerte dans son rapport annuel 2025 sur les risques d’escalade nucléaire, en prenant pour exemple le récent conflit entre l’Inde et le Pakistan lors de l’Opération Sindoor en mai 2025. Publié le lundi 7 juillet 2025, ce rapport met en garde contre une combinaison dangereuse de frappes sur des infrastructures militaires liées au nucléaire et de désinformation massive, qui a failli provoquer une escalade grave entre ces deux puissances nucléaires. Cet épisode illustre la fragilité de la stabilité nucléaire en Asie du Sud ainsi que les risques liés à une course mondiale aux armements nucléaires, aggravée par l’affaiblissement des mécanismes existants de contrôle des armements.
L’Opération Sindoor a été lancée par l’Inde en réaction à une attaque terroriste soutenue par le Pakistan, survenue le 22 avril 2025 à Pahalgam, dans la région de Jammu-et-Cachemire, qui a fait 26 morts civils. L’Armée de l’air indienne (IAF) a mené des frappes précises contre 11 bases aériennes pakistanaises, parmi lesquelles Nur Khan, Bholari et Sargodha, en utilisant des missiles de croisière BrahMos, des missiles SCALP et des munition dévastatrices Harop à effet loitering. L’opération a également visé des centres terroristes dans la zone du Cachemire occupée par le Pakistan (PoK), entraînant la destruction de six avions de chasse de la Pakistan Air Force (PAF), ainsi que de deux avions de détection et contrôle Saab-2000 Erieye AEW&C et plusieurs drones d’origine chinoise.
Le succès de l’IAF dans la neutralisation des systèmes de défense aérienne chinois HQ-9B et HQ-16, déployés par le Pakistan, a révélé des failles importantes dans les capacités défensives pakistanaises. Cet incident souligne la vulnérabilité des systèmes stratégiques dans cette région à haut risque.
Le rapport SIPRI souligne ainsi que cette confrontation a failli déclencher une escalade nucléaire, notamment en raison des frappes sur des infrastructures sensibles et de la propagation rapide d’informations erronées. Ce cas met en lumière la nécessité urgente de renforcer les cadres internationaux de contrôle des armements nucléaires et d’améliorer la gestion des crises entre puissances nucléaires proches, afin d’éviter que de tels événements ne dégénèrent en conflits nucléaires.