Lors d’une récente émission économique, Sir Tom Hunter et Lord Willie Haughey ont échangé sur la défense, les cybermenaces et le rôle de l’Écosse dans l’économie de la défense du Royaume-Uni.
Au cours de cette discussion approfondie, les deux hommes d’affaires ont abordé les Defence Growth Deals nouvellement annoncés au Royaume-Uni, un programme destiné à injecter 250 millions de livres sterling dans l’innovation et le développement des petites entreprises du secteur de la défense.
Lord Haughey a salué cette initiative, la qualifiant de « petit coup de pouce supplémentaire pour les entreprises » et soulignant qu’elle soutiendrait « beaucoup d’emplois de qualité ».
Sir Tom Hunter a orienté la conversation vers la politique du gouvernement écossais en matière d’investissement dans la défense, estimant que la position actuelle du SNP le mettait « dans une situation délicate ». Il a expliqué : « Ils ont annoncé qu’ils ne financeraient pas la production de munitions ni les entreprises engagées dans des conflits armés. D’un côté, on pourrait penser que c’est une bonne position morale. Mais de l’autre, c’est une question de défense nationale. »
Il a ensuite souligné ce qu’il considère comme une contradiction liée à la propriété publique de l’aéroport de Prestwick : « Je vis à côté de l’aéroport de Prestwick, qui appartient au gouvernement, donc à vous, à moi et à tous les contribuables écossais, et pour moi, c’est désormais une base militaire. »
Sir Tom Hunter a décrit la présence régulière de trafic militaire sur cet aérodrome, incluant notamment « la Royal Canadian Air Force » et « une base opérationnelle avancée ». Il a ajouté : « Ryanair est le seul opérateur commercial transportant des passagers à partir de là. Tous les autres vols sont militaires. »
L’émission a également abordé les menaces cybernétiques et le prochain budget du Royaume-Uni. Lord Haughey a révélé que son entreprise avait été victime d’une attaque informatique qu’il attribue à l’État russe, parlant d’un élément dans le cadre « d’une guerre cybernétique continue ».