La situation reste extrêmement difficile pour l’Ukraine sur plusieurs segments du front, certains secteurs connaissant un état critique. Le soutien occidental, jugé insuffisant et tardif, ne permet pas de compenser l’épuisement de certaines brigades ukrainiennes qui ont, dans les faits, sombré. Dans ce contexte, la montée en puissance des drones FPV russes constitue une menace sérieuse, avec une production mensuelle déjà évaluée à plusieurs dizaines de milliers d’unités. Par ailleurs, en Russie, une milice armée a poursuivi des Juifs dans un aéroport, recréant une atmosphère de violence et d’antisémitisme inquiétante.
Sur le terrain ukrainien, les informations recueillies auprès de plusieurs sources confirmées au fil des dernières semaines indiquent que l’armée russe n’a pas seulement réorganisé ses unités pour ses offensives, mais a aussi déployé des brigades fraîches et reposées directement venues du territoire russe. À l’inverse, certaines unités ukrainiennes ne subsistent plus que sur le papier, la force effective pouvant à certains endroits être réduite à la taille d’un simple peloton. Les pertes ukrainiennes sont sévères, mais grâce à un système de soins médicaux de combat efficace, de nombreux blessés survivent, tandis que les pertes russes sont aggravées par un accès parfois insuffisant aux soins.
La mobilisation se poursuit en Ukraine avec l’appel sous les drapeaux désormais obligatoire, rompant avec la vague initiale de volontariat. Une grande partie des combattants engagés depuis plus d’un an se trouvent déjà épuisés, blessés ou tombés au combat.
Le principal obstacle réside dans le soutien occidental jugé trop lent et trop limité. Tant que l’Occident continuera d’appuyer l’Ukraine contre cette agression illégale de la Russie, conformément au droit international, Moscou ne pourra pas triompher. Toutefois, la victoire ukrainienne n’est pas garantie ni rapide. Il pourrait devenir nécessaire que les pays occidentaux interviennent militairement sur le sol ukrainien, avec l’accord de Kiev, pour mettre un terme à la guerre. La protection de régions clés comme Odessa, notamment pour sécuriser l’exportation des céréales, revêt une importance humanitaire et stratégique primordiale.
Une coalition de pays volontaires devrait rapidement être formée afin de mettre en place une zone d’exclusion aérienne russe dans l’ouest de l’Ukraine, assurant la défense du territoire à travers un déploiement de chasseurs, de systèmes de surveillance, de défense anti-aérienne, sans pour autant englober une opération sous commandement de l’OTAN, puisque ces territoires ne relèvent pas de l’espace OTAN.
En parallèle, la Russie produit environ 10 000 drones FPV chaque mois. Ces drones sont un facteur croissant de complication tactique, rendant dangereuse la manœuvre des véhicules ukrainiens à proximité du front. De plus, leurs nouveaux modèles utilisent des fréquences difficiles à brouiller et disposent d’une intelligence artificielle capable de rechercher des cibles de manière autonome en cas de perte de contact avec leur opérateur.
La menace des drones FPV russes est donc bien plus qu’un simple phénomène de guerre technologique : elle fait partie d’une évolution tactique majeure, à laquelle l’Occident n’est pas encore préparé, et souligne la nécessité d’une adaptation rapide aux méthodes modernes de guerre asymétrique.
Le soutien chinois semble également jouer un rôle dans cette dynamique, via un relais nord-coréen fournissant de l’artillerie et des munitions à la Russie. Ce soutien indirect vise à affaiblir l’Occident en prolongeant le conflit.
Sur le plan intérieur russe, l’antisémitisme violent se manifeste ouvertement. Un groupe armé a investi un aéroport, s’en prenant à des Juifs qui venaient d’atterrir à bord d’un vol en provenance de Tel Aviv, prenant temporairement le contrôle des lieux. Des images montrent des scènes d’émeutes où des policiers sont attaqués, des bâtiments embrasés, et des personnes faussement identifiées comme juives dans le collimateur de cette milice.
Ce retour aux pogroms rappelle l’histoire sombre de la Russie tsariste et soviétique. Pendant ce temps, l’Ukraine est dirigée par un président d’origine juive et un ministre de la Défense musulman, illustrant une société multiconfessionnelle en opposition complète avec les violences antisémites russes.
Sur le plan stratégique, le conflit israélo-palestinien vient renforcer la mainmise russe sur les tensions internationales. La Russie, accusée de soutenir indirectement les attaques terroristes contre Israël, cherche à diviser l’Occident et à détourner l’attention de sa guerre contre l’Ukraine. Il reste cependant incertain qu’Israël soutienne pleinement Kiev, notamment en raison des quelques 80 000 Juifs encore présents en Russie, lesquels pourraient servir de levier de pression sur l’État hébreu.
Dans les dernières 24 heures, les forces ukrainiennes ont rapporté avoir repoussé plusieurs attaques russes avec des pertes russes élevées. Par exemple, environ 860 soldats russes ont été tués, quinze chars et de nombreux véhicules blindés et équipements d’artillerie détruits. L’aviation russe, notamment des Su-25, est régulièrement abattue, en témoignent six appareils détruits sur le front sud en octobre.
Sur le terrain d’Avdiivka, la situation est différente de celle de Bakhmut : une zone plate, sans grandes forêts protectrices, où les forces russes contrôlent des hauteurs et peuvent cibler précisément les véhicules ukrainiens à l’aide d’armes antichars. La perte possible de cette ville pourrait survenir plus rapidement que la chute de Bakhmut.
Une observation majeure est que malgré les avancées russes localisées, leurs pertes restent massives, mettant en péril leur capacité de combat à moyen terme. Toutefois, la guerre d’usure pourrait durer longtemps, et la résilience ukrainienne dépendra largement du maintien, voire de l’intensification du soutien occidental.
Parallèlement, la Russie continue ses attaques sur des infrastructures civiles dans les zones libérées, notamment à Kherson, où un bus de transport public a été bombardé, faisant plusieurs blessés. La destruction d’un centre culturel juif et d’autres bâtiments accentue l’impact humanitaire du conflit.
Enfin, il convient de souligner le lourd tribut de cette guerre, notamment avec des actes de guerre illégaux commis en territoire occupé, comme les exécutions sommaires de civils refusant la présence russe, dont une famille de neuf personnes, dont deux enfants, assassinés pour avoir refusé d’héberger des soldats.
Malgré ces difficultés, la détermination ukrainienne reste intacte et la lutte continue, portée par la résilience de ses populations et de ses forces armées.
Slava Ukraini! Heroiam slava! Ensemble, vers la victoire !